Le Sida a aujourd'hui un peu moins de trente ans. Son dépistage se fait de plus en plus. Mais l'on n'en parle pas autant qu'il le faut. et sa prévention n'est toujours pas aussi efficace qu'elle le voudrait. Revenons sur l'histoire du Sida...

Le Sida, tare de la fin du 20ème siècle, se fait connaître au printemps 1981. C’est ainsi à San Francisco que l’on voit le premier homosexuel mourir d’une infection rare. A ce moment-là, le Sida est inconnu, les autorités ne savent pas à quoi s’en tenir. Il faudra plusieurs années pour déclarer l’épidémie, celle-ci sera devenue mondiale.
C’est de là que part la maladie homosexuelle. Ainsi le Sida n’atteint que les homosexuels, tous les hétéros sont épargnés. C’est la voie de Dieu qui parlent diront les religieux. Mais grave erreur, car ce n’est point le cas, comme on le sait tous à présent.
Puis, c’est en 1986, et à Paris, après la mort de Michel Foucault que des personnalités diverses décident de se mobiliser pour prévenir de cette maladie. C’est ainsi les homosexuels qui contribueront à l’apogée d’une énorme mobilisation actuelle, mais aussi, ce sont eux qui subiront les pires insultes, et une homophobie grandissante due à l’essor de la maladie.

Enfin, c’est en 1994 que le Sida devient une maladie sans sexe, avec le Sidaction, premier de son nom. Pendant les années 1990, la proportion des homosexuels atteint passent de 49% à 29%, soit une diminution de 20 points, tandis que celle des hétérosexuels augmente 21 points et atteint 35%. Mais l’on doit rappeler que le Sida se transmet 10 fois plus chez les homosexuels du à la facilité pour le virus de se transmettre lors d’un rapport anal non protégé. La transmission est également trop rapide du à l’essor des « plans culs » dans la communauté homosexuelle, mais également dans celle hétérosexuelle.

La prévention va tout de même connaître de nombreux relâchements du fait que plusieurs ratés la perturberont. On parle même du phénomène « syndrome du survivant », qui provient des camps de concentrations d’Auschwitz dans lequel le survivant se suicidait pour échapper à une mort par gaz. Puis la médecine fait d’énormes progrès, et combat le virus dés le lendemain de l’acte sexuel non protégé. Mais ces progrès vont également faire apparaître un relâchement de cette même prévention, car on croit que la médecine a trouvé un antidote. Mais ce n’est pas encore le cas, ni même aujourd’hui. Mais les jeunes homos, nouveaux dans la communauté, ne connaissent pas l’existence du virus, la prévention n’ayant été faite qu’auprès des adultes. Ainsi le « safer sex » diminue énormément auprès de cette nouvelle communauté.

Aujourd'hui, on voit toujours de nombreuses campagnes de prévention, qui ne touche pas forcément les gens. Cela est due à une sérieuse censure car il est interdit de voir deux hommes, ou femmes, faire l’amour, car il ne faut pas que l’image (ou vidéo) soit considérée comme choquante auprès de mineurs. Seulement, on parle du Sida, le sujet sera toujours choquant pour beaucoup, et on devra donc toujours utilisé des images choquantes pour sensibiliser les gens contre le Sida.

Ainsi, de véritables militants s’organisent pour continuer cette prévention et défendre les droits des homosexuels, militants parmi lesquels on trouve « Act-Up » essentiellement. C’est ainsi que les français voit l’apparition du PACS, et de la gaypride.
Ainsi, la prévention se doit de continuer, et les homosexuels se doivent de combattre la maladie et de perpétuer l’action !