Les préjugés dans la Musique (Interview...

  Musique

Le monde est depuis longtemps source de discriminations et de préjugés. Trop souvent des communautés ou des hommes sont mis de côté à cause de ...

 

''Les couples imaginaires" : l'oeuvre...

  Actualités

Installée à Toulouse, l'exposition d'Olivier Ciappa " Les Couples Imaginaires" a été vandalisée à 2 reprises. Après les violences physiques,...

 

Le chant des oiseaux dans les arbres de ta rue.

nath4n
Photo
Date 17/02/2017 15:57

Bonjour.
Je vous conseille d'écouter la même chanson que j'écoutais pendant l'écriture de ce texte.
https://www.youtube.com/watch?v=8B80XV7Ndt8
L'écouter 3 fois d'affilée devrait suffire pour en arriver au bout.



L'ami qui m'accompagnait était parti depuis longtemps. Soit pour dormir, soit pour s'amuser avec le garçon qu'il avait rencontré. Je m'en fichais. Je suis resté pour danser avec toi. Je m'amusais. Vraiment. Puis quand tu en as eu assez, tu m'as pris par la main et m'a emmené dehors. J'ai d'abord pensé qu'on allait enfin aller chez toi. Mais non, loin de là. Je ne savais pas vraiment ce que tu voulais, mais ça m'était égal. J'étais bien en ta compagnie.

On a pris des vélibs et nous avons roulé dans Paris, le long de la Seine, et tu nous as arrêté près de la tour Eiffel, sur le quai d'en face, du côté du Trocadéro. Il était cinq heures. Et la chanson de Jacques Dutronc prenait tout son sens ce jour-là. Le soleil n'était pas encore levé, mais cela n'aurait su tarder. Je serais bien resté plus longtemps ici avec toi, pour voir ce levé de soleil. Mais tu n'en pouvais plus d'attendre que je me jette à ton cou. Alors tu t'es jeté au mien et, dans un soupire, tu m'as fait comprendre tes intentions les plus inavouables. Je n'ai rien dit. J'ai simplement souri. Tu as d'abord hésité une seconde, je l'ai vu dans ton regard, puis tu as compris que je le voulais aussi. Tu as souri. Tu étais beau.

Nous avons posé les vélos à une borne et tu m'as à nouveau pris par la main pour me guider. On courait. J'aurais voulu rester pour la scène. Tu m'as dit que je pourrais la voir depuis chez toi. J'ai fondu sur place et je me suis mis à courir plus vite que toi.

Arrivés chez toi, mon premier réflexe a été d'enlever ma chemise, que tu avais commencé à déboutonner dans l'ascenseur. Heureusement qu'il n'y avait personne déjà debout. Ton premier réflexe, toi, a été d'ouvrir ta fenêtre en grand et de me faire un grand sourire, satisfait. Tu pouvais l'être. La vue était magnifique. Le soleil était en train de se lever, derrière la tour, et tu te tenais dans la lumière rasante du matin. Ton corps mince et imberbe resplendissait à travers ton tee shirt, traversé par la lumière. Je t'ai rejoint à la fenêtre. Il faisait bon. Je ne suis pas resté longtemps à ta fenêtre. Là, tout ce qui m'intéressait, c'était ton lit. Quand j'ai quitté ta fenêtre, tu avais aussi enlevé ton haut et tu étais assis sur ton lit, dans la lumière du soleil levant. Tu savais te mettre en valeur.

Tu t'es allongé doucement. Je suis venu m'allonger contre toi. Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés à nous regarder l'un l'autre en nous caressant le corps du bout des doigts. Peut-être plusieurs longues minutes. Peut-être quelques courtes secondes. J'ai adoré ce moment. C'était simple. Et doux. Le seul bruit qui emplissait la pièce était le chant des oiseaux qui nichaient dans les arbres de ta rue. Et celui des premières voitures. Magique.

Puis, n'en pouvant plus, tu t'es mis à cheval sur moi et m'a embrassé. Mon sang n'a fait qu'un tour. J'ai glissé une main derrière ta nuque, pour t'empêcher de t'éloigner, et l'autre derrière le bas de ton dos, pour te rapprocher de moi. Je ne me préoccupais plus que de toi, essayant de deviner ce que tu voulais, ce que tu aimais, ce que tu désirais. Je ne savais pas quoi faire. Tu ne m'as rien dit et c'est le mieux que tu aies pu faire. Je ne sais plus exactement comment nous en sommes arrivés là, mais je me suis retrouvé avec ta pudeur au niveau du visage, pendant que tu découvrais mon intimité. Tout cela était à la fois très doux, et très intense. Tes caresses étaient parfaites. Juste assez subtiles pour me faire gémir de plaisir, et pas assez fortes pour ne pas briser les chaînes qui retenaient l'animal que j'aurais pu être. Nous ne faisions qu'un, chacun tentant de satisfaire l'autre avec des caresses toujours nouvelles, des bisous toujours plus accentués, des soupirs plus profonds.

Te voir t'exciter est ce qui m'a le plus excité ce matin-là. Savoir qu'un garçon éprouve du plaisir grâce à moi est ce qui me fait le plus plaisir. D'ailleurs, c'est aussi ton cas. Je ne m'en doutais pas le moins du monde. Je l'ai découvert quand tu m'as demandé ce que je voulais faire, pour la suite des évènements. J'ai d'abord été un peu surpris. C'est la première fois qu'un garçon me demande ce que je veux. D'habitude, un garçon me demande s'il peut faire ce dont et il a envie, et je réponds souvent oui. Mais on ne me demande jamais ce dont j'ai envie. Je ne m'y étais pas préparé. J'ai été un peu surpris. Et tu as eu aussi l'air surpris quand je t'ai dit que je ne savais pas. Au fond, je m'en fiche, je n'ai pas de préférence. Tu aurais bien pu me demander n'importe quoi. Tu m'avais mis dans un tel état d'excitation que tu aurais pu faire de moi ce que tu voulais. Mais au lieu de cela, tu m'as demandé de choisir, parce que toi, tout ce que tu voulais, c'était me faire plaisir.

Wow. Sur le coup, ça m'a fait vraiment bizarre. J'avais envie de tout faire avec toi. Vraiment tout, partout, dans tous les sens. Je voulais tout tester avec toi, pour déterminer enfin ce que je préférais et te dire ce que je voulais. Tardant à répondre, tu as pris les devants et, comme tu étais déjà bien placé, tu as proposé de m'offrir la partie la plus charnue et rebondie de ton corps. J'étais à la fois gêné et terriblement excité. Excité, parce que la vue de ton anatomie provoquait en moi des pulsions purement charnelles et sauvages. Et gêné, parce que je ne voulais pas que tu me l'offres, comme tu disais. Mais que tu le partages avec moi. Il ne m'appartenait pas et je ne pouvais pas me permettre d'en faire ce que je voulais. Même si, au final, c'est ce que tu m'as permis de faire.

Après avoir joué l'évangélisateur pendant d'intenses minutes durant lesquelles tu n'auras pas démordu de mon cou, j'ai décidé qu'il était temps que tu puisses enfin goûter à ce plaisir et j'ai pris l'initiative, sans même te le demander, de me retirer afin de jouer au cavalier avec toi. Tu ne t'y attendais pas. Mais quand tu as compris mon intention, j'ai pu lire l'impatience et l'excitation grandir dans ton regard. Tu me regardais en me dévorant des yeux. Si seulement j'avais pu capturer ce moment. C'était le même regard que tu m'avais fait en boîte quelques heures plus tôt, et c'est le regard pour lequel j'ai craqué tout au long de la nuit. Tu as eu l'air surpris que je veuille ainsi offrir mon intimité la plus tendre à ta virilité. Toi aussi, tu sembles ne pas avoir l'habitude qu'on te propose de choisir. C'est mignon.

C'était apparemment la première fois que nous couchions chacun avec un garçon comme nous, sans attentes préétablies et sans préférences. Je pense même que c'était, pour ma part, la première fois que je faisais l'amour, véritablement. J'aurais passé ma vie à procurer du plaisir à mes partenaires, et là, je découvrais enfin quelqu'un qui voulait m'en procurer tout autant. C'était très perturbant. Peut-être parce que c'était nouveau. Bien sûr, j'ai pris du plaisir et j'ai apprécié les rapports avec mes partenaires précédents, c'est certain. Mais le fait que l'on s'intéresse à mes envies à tout prix m'a fait me sentir vraiment à l'aise et m'aura permis, je pense, d'apprécier ce moment davantage.
Sur le moment, je n'ai pas trop réfléchi à tout cela. Je faisais de mon mieux pour apprécier chaque seconde passée en ta compagnie et pour te faire passer un agréable moment. Tout cela aura été magique d'un bout à l'autre. Du moment où tu m'as souri en me dévorant des yeux en boite, jusqu'au moment où tu refermeras la porte de ton appartement en me laissant seul prendre l'ascenseur, après un baiser d'adieu.

J'ai souvent repensé à cette nuit-là. Très souvent. Puis, je me suis forcé à l'oublier, pour ne pas regretter le passé et pour profiter du présent, comme beaucoup me l'ont conseillé. Mais je n'ai pas pu m'empêcher de repenser à tout cela tout à l'heure, quand je t'ai croisé, dans cette même boîte. On s'est fait la bise, comme de vieux amis. Tu m'as présenté ton copain. Celui dont tu m'avais parlé et que tu m'avais montré en photos. Je t'ai présenté le mien, dont je t'avais un peu parlé, et qui venait ici pour la première fois. Quand ils nous ont demandé comment on se connaissait, il nous aura suffi de dire que nous avions sympathisé ici, en boîte, quelques mois plus tôt et que nous avions passé la soirée à discuter simplement. Nous ne coucherons plus jamais ensemble. Jamais. Chacun de nous est heureux dans sa relation. Mais je me rappellerai toujours de toi comme ayant été la première fois où j'ai vraiment fait l'amour. Toujours.

 
1 messages - Page 1 sur 1 

Une seule page de résultat.

Poster une réponse


Relatif : Le chant des oiseaux dans les arbres de ta rue.

le mec de mon lycée
par keumdefos le 10/08/2010 0:16 - Lu 1693 fois
des arbres ?on en a dans la cour mais si je lui parle des arbres et des petits oiseaux il va penser au mien!! xd
Pourquoi les oiseaux chantent...
par allomat69 le 18/06/2009 22:39 - Lu 338 fois
il est parfois très difficile de se rendormir après avoir été réveillé à 2h du matin par des oiseaux.ah les joies du sommeil de plomb! au moins, quand je suis chez mes parents (qui habitent...
Homosexuel déprimé.A l'aide !!!
par le 28/07/2010 22:05 - Lu 277 fois
faut quand même arrêter de croire que la vie de pédé, c'est tout gris tout moche avec de vilaines pluies acides, des arbres morts et des corbeaux qui tournent autour, et la vie...
Et si..?
par le 13/04/2012 0:48 - Lu 3571 fois
on ne pourraient plus écouter de musique, ni le chant des oiseaux, ni le bruit des vagues , ni ... enfin un vrai malheur quoi! et si nous aurions un sens supplémentaire?
Est-il important d'avoir un petit copain durant son adolescence??
par emotiveboy le 12/10/2011 23:52 - Lu 822 fois
certains veulent pouvoir se réveiller et câliner la personne qu'ils aiment dans leurs bras tout en écoutant le chant matinal des oiseaux et en se disant des mots doux...

Infos et prévention

Videos

  Les deux hommes - Madeline
Ajouté le 03/08/11
Affichée 1283382 fois
6 votes, 5/5
  Sumertime Sadness - Hide and seek (cover)
Ajouté le 24/06/13
Affichée 1103651 fois
13 votes, 4/5
  Le coeur des hommes - Envoyé Spécial (la suite) sur France 2 le 6 février 2010
Ajouté le 09/02/11
Affichée 1327938 fois
4 votes, 5/5
  Les gay dans les series
Ajouté le 13/08/11
Affichée 1281956 fois
2 votes, 5/5
  Belaïla ham bakaïts-Yhontn Gtro
Ajouté le 24/09/07
Affichée 1325214 fois
7 votes, 4/5