Vos prédictions pour l'élection présidentielle fr de 2017 ! 3° page

tobis75
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Date 28/02/2017 12:49

C'est vrai que les chiffres du chômage sont fiables..

-Regardez 65 000 chômeurs en moins !

-Oui mais c'est catégorie A, en B et C il y a eu une hausse de 28 000

-Oui mais.. Euh... Ca fait toujours 37 000 chômeurs en moins !

-Sauf qu'il y a eu une augmentation de 7000 radiations venant de pole Emploi en septembre par rapport à aout.

-Donc ça fait plus que 30 000 chômeurs en moins sur 3.5 millions ?

-Non, sur 5.5 millions, puisqu'il faut compter les catégories A, B et C, soit moins de 0.6% de baisse, bien loin des 1.9% que la presse et les institutions prétendaient dans leurs grands titres.

-Mais ça reste positif quand meme !

-Pas vraiment, je ne parle pas des categories D et E, ni des chômeurs non inscrit à pôle emploi qui seraient plusieurs millions également, ainsi que par exemple les personnes trop vieilles pour obtenir un emploi afin de valider leur trimestre pour partir dans une retraite convenable et il existe bien d'autres cas..

-Enfin tu vas pas me faire croire que l'emploi n'est pas en train de revenir ?!

-Pole emploi radie des centaines des milliers de personnes par mois (sans savoir exactement quel pourcentage est radié car il a trouvé un emploi ailleurs ou parce qu'il ne fait que grossir lez chiffres du chômage...) et c'est la principale donnée sur l'emploi. Alors qu'il y a plein d'autres facteurs qu'ils ne prennent pas en compte, ce qui rend impossible la certitude d'une evolution positive de l'emploi en france. Et il serait même facile de dire que le chômage augmente encore, mais cela rentrerait dans la meme incertitude que celle de l'évolution positive de l'emploi.
La seule certitude donc, à l'année le chômage n'a fait qu'augmenter pendant les deux derniers mandats présidentielles, même l'année 2016 (qui se termine sur une ambigüité pas du tout louche, notamment lorsque l'on sait que la reprise de l'emploi était la seule possibilité pour le président sortant de se représenter...).

-Oui mais en fait t'es un complotiste, bolchevik, nuit debout, illuminati tout ça !

-oO.

Scipio
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Date 28/02/2017 14:56

Les chiffres ne disent pas toute la réalité, c'est une évidence. Ce que tu viens de dire ne sert qu'à nuancer les chiffres. Le réel ne peut pas être résumé par une poignée de chiffres, ni par des concepts, des indicateurs, et j'en passe. Par exemple, le PIB aussi n'est pas parfait pour calculer la richesse d'un pays. Cependant, à défaut de tout dire, les chiffres permettent surtout de comparer entre les situations N et N+1, en l'espèce, le chômage des catégories A de 2012, 2013, etc. en comparant les mois, trimestres et années. C'est peut-être insuffisant, mais c'est mieux que rien. Cela évite surtout de se baser sur des rumeurs ou notre trop grande subjectivité (parce que je pourrais te contredire en disant que selon mon ressenti, le chômage au sens large a baissé, puis nous balancerions des sources allant dans notre sens pour nourrir un dialogue de sourds - pire que d'habitude).

Je laisse aux lecteurs les données de l'INSEE sur le chômage, de 1975 à 2016. Ils pourront se forger leur propre opinion (sur la période 2007-2016).
 

Chômeur (BIT) : En application de la définition internationale adoptée en 1982 par le Bureau international du travail (BIT), un chômeur est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui répond simultanément à trois conditions :
- être sans emploi, c'est à dire ne pas avoir travaillé au moins une heure durant une semaine de référence ;
- être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours ;
- avoir cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.

Remarque
Un chômeur au sens du BIT n'est pas forcément inscrit à Pôle Emploi (et inversement).

 

tobis75
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Date 28/02/2017 16:24

Ahaha tu veux montrer ta bonne fois en "laissant les lecteurs se forger leur propre avis (sur la période 2007-2016)", tu mets un lien, et quel hasard, tu l'as mis sur la période 3e trimestre 2015 à fin 2016. Seul moment on ou peut voir un semblant de baisse (que tu titres un exemple comme si ils étaient nombreux).

Quel coïncidence que juste 1 trimestre avant on voit une énorme augmentation sur milieu 2015 et 1 an avant on voit que la baisse de 2016 est insignifiante par rapport au niveau de 2014.

Tu serais de bonne foi tu aurais mis directement le graph sur 2007-1016 pour que "les lecteurs se forgent leur propre avis" justement...

Te voilà donc à 3 manipulations.... Pour qqn qui me reproche mon manque de rigueur ça te donne énormément de crédibilité.

Scipio
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Date 28/02/2017 20:18

Non, ce n'est pas de la manipulation, j'ai donné un exemple de période de baisse du chômage (ce qui veut dire qu'elle a un début et une fin, et qu'il y en a au moins une autre de connexe). Pour se faire bien comprendre, il faut des exemples limpides, c'est la base en pédagogie. Donc une période de baisse importante avec le moins d'augmentations possibles. Il en va de même en dissertation pour expliquer un phénomène, il faut donner l'exemple le plus significatif, le plus clair, qui ne prête pas le flanc. Mais bon, le propre des paranoïaques, c'est d'être méfiants de tout le monde sauf d'eux-mêmes. Donc des accusations à l'emporte-pièce, mais vu la répétition et la violence de celles-ci, elles doivent aussi provenir d'une certaine haine ? Misanthropie ? Venant d'un gars malheureux ( ) ce n'est pas étonnant, ton manque de joie de vivre se retrouve dans ton paternalisme, ta méfiance et ta haine.

Je n'infantilise pas les gens, contrairement à toi. Je leur fais confiance, ils sont libres et intelligents. Ils peuvent régler le graphique, mettre 2007-2016 voire une période plus longue, ou plus courte.

tobis75
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Date 28/02/2017 21:10

J'ai même pas besoin de répondre pour que ta grande sagesse apparaisse.
Je peux editer mon profil (datant de septembre) si tu veux. Je peux aujourd hui mettre en couple, tout va bien, très heureux, je bosse en équipe sur un grand projet, je prépare un long voyage etc..

Mais bon tu trouveras peut être, vu le niveau de cette "attaque", que ma photo de profil transpire la haine, la paranoïa, la méfiance, la misanthropie, le malheur, le manque de joie de vivre, le paternalisme, encore la haine et encore la méfiance (fallait bien le dire deux fois, c'est vrai qu'on avait pas compris l'idée avant). Ah et tout ça sur 6 lignes ! Un bon ratio de 1.5 mots violents par ligne.

Ça fait beaucoup d'agression pour un mec qui prone la rigueur, la nuance, la raison etc... Je t'aurais fait perdre tes moyens si facilement ? En te prouvant juste que tu étais de mauvaise foi et que tu déformais mes propos (j'aurais pu te laisser le bénéfice du doute mais tu t'en défends).

Bref, comme tu dis, les lecteurs trancheront.

NaniOkonawareru
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Date 28/02/2017 21:31


Moi je tranche

tobis75
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Date 28/02/2017 21:50

T'es beau quand tu tranches :3 (même si je te pensais plus blond...).

NaniOkonawareru
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Date 28/02/2017 21:57

c'est une représentation abstraite d'un fait concret, il ne faut pas regarder la couleur des cheveux

tobis75
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Date 28/02/2017 22:09

Je sais bien, tu es terriblement plus sexy (et tellement plus blond) quand tu tranches

NaniOkonawareru
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Date 28/02/2017 22:17

Surtout plus blond

Scipio
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Date 01/03/2017 0:01

tobis75 écrit:

Ça fait beaucoup d'agression pour un mec qui prone la rigueur, la nuance, la raison etc... Je t'aurais fait perdre tes moyens si facilement ? En te prouvant juste que tu étais de mauvaise foi et que tu déformais mes propos.


L'hôpital qui se moque de la charité (:
Qui se moque d'ailleurs des chiffres de l'INSEE (je n'ose l'imaginer avec un bouquin d'histoire, qui n'apporte que quelques éléments d'une époque, le tout passant par le prisme de l'historien, homme avec sa subjectivité, donc les bouquins d'histoire seraient inutiles parce que les connaissances ne donneraient qu'une vision très partielle de la réalité de l'époque, comme l'INSEE et le chômage, vision tellement partielle qu'il vaut mieux la jeter que de la nuancer.), qui se moque de mon exemple d'une période de chômage (sans comprendre ce qu'est un exemple ou simplement pour faire un procès en mauvaise foi, sa seule défense face à mon explication), qui se moque des journaux présentés (même celui tenu par des communistes, plus à gauche que lui), etc.

Tes railleries me fatiguent. Va agresser d'autres gens, à défaut d'être constructif.

Popaou
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Date 01/03/2017 0:56

Scipio écrit:

Non, ce n'est pas de la manipulation, j'ai donné un exemple de période de baisse du chômage (ce qui veut dire qu'elle a un début et une fin, et qu'il y en a au moins une autre de connexe). Pour se faire bien comprendre, il faut des exemples limpides, c'est la base en pédagogie. Donc une période de baisse importante avec le moins d'augmentations possibles. Il en va de même en dissertation pour expliquer un phénomène, il faut donner l'exemple le plus significatif, le plus clair, qui ne prête pas le flanc. Mais bon, le propre des paranoïaques, c'est d'être méfiants de tout le monde sauf d'eux-mêmes. Donc des accusations à l'emporte-pièce, mais vu la répétition et la violence de celles-ci, elles doivent aussi provenir d'une certaine haine ? Misanthropie ? Venant d'un gars malheureux (cf. son profil) ce n'est pas étonnant, ton manque de joie de vivre se retrouve dans ton paternalisme, ta méfiance et ta haine.

Je n'infantilise pas les gens, contrairement à toi. Je leur fais confiance, ils sont libres et intelligents. Ils peuvent régler le graphique, mettre 2007-2016 voire une période plus longue, ou plus courte.



Je suis désolé, je ne vais pas citer toutes tes interventions (ça ferait un post trop long, j'ai donc choisi la dernière) , mais ma réponse est adressée à plusieurs de tes remarques.

Sur la question de la continuité Hollande/Sarkozy, ça dépend évidemment de l'angle sous lequel on examine les deux mandats :

- Sous l'angle économique : Hollande est dans la continuité de Sarkozy, de la même manière que Sarkozy est dans la continuité des mandats de Chirac et, pour partie, de Mitterrand. En d'autres termes, il s'agit d'une économie productiviste basée sur l'offre et le désengagement de l'Etat. Ce désengagement n'a pas toujours pris les mêmes formes : chez les libéraux avancés (2e septennat de Mitterand et Chirac) , le désengagement s'est traduit par des privatisations ; chez les libéraux modérés (Sarkozy et Hollande) , le désengagement s'est traduit par un Etat interventionniste, càd un Etat qui intervient dans l'économie pour inciter aux investissements extérieurs et à la baisse des "charges" des entreprises. La politique interventionniste demeure libérale, car elle est portée sur l'offre. Le libéralisme ne devient "rigoureux" (ou "austéritaire" pour reprendre l'expression de Mélenchon) que lorsqu'il demande aux moins aisés (classes modestes et moyennes) de se serrer la ceinture. Hollande et Sarkozy se retrouvent dans le même sillon interventionniste-libéral : multiplication des niches fiscales notamment pour Sarkozy (mais pas que) , crédits d'impôts (CICE... ) et pacte de responsabilité pour Hollande. Les contraintes des entreprises ont aussi été réduites : baisse des cotisations patronales et loi sur la modernisation du marché du travail (légalisation des ruptures conventionnelles et des CDD d'usage) pour Sarkozy, "choc de simplification" et loi Travail pour Hollande.

La diminution des contraintes pesant sur les entreprises n'est pas, en soi, une mesure libérale (Mélenchon la propose aussi) . C'est plutôt la raison pour laquelle cette diminution est mise en oeuvre qui en fait une mesure libérale : Sarkozy et Hollande (mais aussi Chirac et un peu Mitterand avant) réduisaient les contraintes pesant sur les entreprises en espérant que la baisse des coûts de production inciterait les entreprises à embaucher, d'une part, et à produire davantage, d'autre part. Ce pari "libéral" n'a toutefois pas fait ses preuves : la précarisation de l'emploi (51% des jeunes sont en emploi précaire en 2015, contre 17% en 1982), le gel du point d'indice des revenus des fonctionnaires et la non-revalorisation des salaires malgré l'inflation ont conduit à une baisse de la demande. Mais les entreprises, grâce aux politiques précitées, avaient les moyens de produire. Par conséquent, l'offre augmentait alors que la demande chutait. Ce qui donnait donc lieu à une surproduction par rapport à la demande (donc les entreprises produisent à perte) . Aujourd'hui, la situation économique est calamiteuse : la demande étant très faible, les entreprises n'ont plus de carnet de commandes. Résultat : si une entreprise n'a pas de carnet de commandes, cela ne lui sert à rien d'embaucher, car un salarié, même gratuit, devient un parasite pour une entreprise qui n'a aucune commande à lui donner. Les entreprises embauchent donc très peu, la demande est faible, et on constate une surproduction associée à une déflation (donc une baisse des revenus des entreprises) .

Quant aux chiffres du chômage que tu cites, ils sont fragiles : ils ne valent que pour un trimestre (sur 29 depuis 2008) et l'Unédic a prédit, comme la Commission européenne, que le chômage allait repartir à la hausse. Les deux présidents s'inscrivent donc dans une politique économique qui coupe dans les fonds publics (dans le cadre de la MAP de Sarkozy, relayée par la RGPP de Hollande) pour abaisser les charges sociales et fiscales des entreprises tout en déréglementant le marché du travail dans l'espoir que ces mesures relanceront l'activité et l'embauche.

- Sous l'angle répressif (au niveau pénal comme administratif) : là encore, Hollande et Sarkozy se rejoignent beaucoup. Sarkozy a considérablement élargi les fichiers de police (LOPPSI 2) , il a renforcé les pouvoirs de la police judiciaire, durci les sanctions pénales (notamment avec les peines planchers) et aggravé le sort des étrangers (législation sur les OQTF) . Hollande a élargi les pouvoirs des services de renseignement (loi du 24 juillet 2015) , il généralisé le port d'armes des policiers aux policiers en formation, durci la répression pénale (notamment avec le doublement des prescriptions délictuelles et criminelles) et a créé, en complément des OQTF, des interdictions de pénétrer le territoire (loi du 13 novembre 2014) . Sans parler de l'état d'urgence, bien entendu.

- Sous l'angle éducatif : la loi de 2009 a généralisé le principe selon lequel, lorsque les élèves d'une commune dans laquelle ils résident étudient dans une école d'accueil installée dans la commune voisine, la subvention publique est prioritairement destinée à l'école privée d'accueil et non à l'école publique d'accueil. Résultat : le budget public consacré aux écoles publiques se réduit, et le financement de l'école publique passe désormais par les parents (la cantine, les transports scolaires, les manuels etc. sont plus chers : sur les 100 milliards de dépenses réservées à l'éducation, 15 milliards venaient directement des parents, détruisant le mythe de l'école gratuite) . Par ailleurs, la loi LRU de 2007 a conditionné la survie des universités par leur financement par des entreprises (dans la mesure où le budget universitaire est désormais autonome) .

De son côté, Hollande a maintenu la loi de 2009, et il a même réduit encore la gratuité de l'école avec la loi de 2013 sur les rythmes scolaires (les activités périscolaires ont débouché sur un système à deux vitesses pénalisant les familles les plus modestes : les écoles, collèges et lycées sont désormais financés par des entreprises privées, sauf lorsque les écoles n'ont pas une bonne renommée) . Hollande a également renoncé aux ABCD de l'égalité. Quant à la loi LRU, la loi Fioraso de 2013 a repris ses dispositions, en se contentant de modifier (très légèrement) la composition des conseils d'administration. En d'autres termes, lorsqu'était présentée l'occasion d'abroger ou de modifier en profondeur la loi LRU, il a décidé d'en maintenir le principe du financement entrepreneurial des facultés. Enfin, Hollande a facilité l'accès au crédit d'impôt-recherche (CIR). Or, si on combine la loi LRU avec cette facilitation de l'accès au CIR, ça donne ceci : le budget universitaire plonge, et les salaires des chercheurs avec (y compris leur embauche) ; les chercheurs, pour se financer, acceptent donc de travailler pour des entreprises qui les embauchent via le CIR ; et la recherche universitaire est abandonnée au profit de la recherche en entreprise, ce qui anéantit la raison d'être de l'université.

Hollande et Sarkozy se sont distingués sur peu de tableaux… Sur la question de la santé, éventuellement. Mais les bases idéologiques sont sensiblement les mêmes (et pourtant, j'ai voté Hollande en 2012, en étant convaincu que Hollande serait différent de Sarkozy ! Donc je ne suis pas de mauvaise foi) . La législation sur les marchés publics, sur la répartition du bénéfice des entreprises (dont 30% sont consacrés aux dividendes aujourd'hui, contre 14% en 1982) , sur une partie du numérique (notamment la partie répressive, mais pas la loi pour une République numérique) et même sur les banlieues est constante depuis 2008. Et les effets aussi…

tobis75
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Date 01/03/2017 14:10

Encore une déformation de mes propos <3.

Moi : "et les communistes sont une entité à part (les dirigeants ne soutiennent pas Mélenchon, et qu'une bonne moitié des électeurs le soutiennent par exemple)"

Toi : "qui se moque des journaux présentés (même celui tenu par des communistes, plus à gauche que lui), etc."

Je me moque des communistes ? Je ne crois pas. Je dis juste qu'ils ne soutiennent pas Mélenchon et que c'est une entité à part (d'un point de vue de la politique française).

Pour les autres journaux, oui je me moque qu'un journal qui appartient à Drahi et un autre à LVMH soient utilisés comme argument contre Mélenchon en faisant croire que ce sont des journaux "de gauche", comme si le fait qu'ils critiquent Mélenchon avait plus de valeurs. Surtout lorsqu'on sait que LVMH a interdit aux journalistes de parler de "Merci Patron", film de F.Ruffin (César du meilleur docu) car il tape sur M.Arnault (très à gauche le monsieur). D'ailleurs M.Ruffin soutient Mélenchon. Un semblant de logique apparait ou pas du tout ?
Et encore une fois tu utilises cet argument pour laisser aux lecteurs la possibilité de se faire leurs propre avis en mettant que des articles à charge contre JLM. Belle nuance rigueur et raison (manipulation ? Jamaiiiis).

(Et si il y a des communistes dans le coin, un petit mot : Groupons nous et demain... )


Ensuite, je ne me moque pas de ton "exemple" de l'INSEE, je critique le fait que ce ne soit pas un "exemple" mais l'unique cas ou l'on peut voir une si grosse baisse (baisse qui apparaît énorme quand on affiche le graph comme tu le fais, alors qu'en vrai elle est insignifiante). Et donc que tu influences complètement les données à ton avantage en montrant uniquement ça, alors que tu fais croire aux lecteurs qu'ils pourront se forger un avis objectivement. Bravo la manipulation.


Mais encore une fois, les lecteurs se forgeront leurs propre avis.

Ps: Merci Popaou pour ton message que je valide bien évidemment.

Scipio
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Date 01/03/2017 17:17

tobis75 écrit:

Ensuite, je ne me moque pas de ton "exemple" de l'INSEE, je critique le fait que ce ne soit pas un "exemple" mais l'unique cas ou l'on peut voir une si grosse baisse (baisse qui apparaît énorme quand on affiche le graph comme tu le fais, alors qu'en vrai elle est insignifiante). Et donc que tu influences complètement les données à ton avantage en montrant uniquement ça, alors que tu fais croire aux lecteurs qu'ils pourront se forger un avis objectivement. Bravo la manipulation.


Encore une fois, tu ne sais pas ce qu'est un exemple... (et en plus t'as oublié le contexte : te prouver que tu avais tort de dire que le chômage n'avait jamais baissé en 10 ans. Alors au lieu de déformer mes propos, reconnais l'utilisation inappropriée de l'adverbe "jamais".)


Pour Popaou, enfin un écrit en faveur de Mélenchon (bien que je ne sois pas d'accord sur de nombreux points) un minimum consistant - contrairement à certains incapables d'argumenter...à part les ricanements, on ne peut pas tirer grand chose d'eux.

Tu montres de multiples exemples factuels du quinquennat Hollande et de celui de Sarkozy qui seraient très proches. Proches par l'exercice du pouvoir. Je pourrais donner les programmes ou les théories proposés par le PS et LR, en 2007, 2012 et 2017 pour montrer que leurs idées sont très différentes. La confrontation avec le réel lors de la prise du pouvoir fait infléchir les programmes. Mélenchon a la chance (j'ai vraiment l'impression qu'en France, il vaut mieux sortir de nulle part et n'avoir jamais gouverné pour avoir sa chance) de ne pas avoir été ministre depuis longtemps (2002). Pour autant, peut-être que dans les faits, il sera obligé d'enterrer son programme sitôt élu, ou d'en avoir un plus proche du PS.

Selon moi, le véritable débat porte, non pas sur la bonne volonté des candidats (ce qui sous-entendrait que Sarkozy et Hollande n'auraient pas totalement appliqué leur programme par flemmardise ou corruption), mais sur des paramètres du réel qui sont oubliés par les théories. En d'autres termes, si les idées de Mélenchon ne risquent pas de se heurter à de multiples forces opposées, hostiles, ou qui vont tout simplement à l'encontre de contraintes en tout genre (populaires, institutionnelles, UE, mondialisation, jeux d'alliance entre États, presse, démagogie, nature humaine, etc.). Pour moi le véritable intérêt du programme politique ne réside pas que dans l'idée, la finalité (tous les candidats proposent un programme pour augmenter le bonheur largo sensu des citoyens), mais aussi dans les moyens utilisés pour y arriver, et pas uniquement leur coût-avantage (se faire des ennemis, perdre de crédibilité, fuite des capitaux et des diplômés, etc. par rapport à ce que ça rapporte).

"La critique est aisée mais l'art est difficile", formule plus agréable que le "yakafokon", illustre cette tendance, de plus en plus populaire, à critiquer ce qui est fait sans comprendre vraiment le contexte qui rend l'action politique si difficile.

SmithBogossJR
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Date 01/03/2017 18:23

Scipio écrit:



Pour Popaou, enfin un écrit en faveur de Mélenchon un minimum consistant - contrairement à certains incapables d'argumenter...à part les ricanements, on ne peut pas tirer grand chose d'eux.



Je suis impressionné par ton self-control Scipio.

Parler de libéralisme "avancé" en France c'est une hérésie (et un peu de parler de libéralisme "modéré" pour Sarkozy et Hollande, à la limite du social-libéralisme timide et encore seulement pour Hollande). Selon l'indice de liberté économique, la France a un score de 62.5 en 2016 contre 64.1 en 2012 ... La France est ainsi toujours dans la catégorie modérément libre mais a perdu 10 places. Le libéralisme ne se résume pas aux privatisations (d'ailleurs l'ordo-libéralisme allemand admet un secteur public important). Quant à la gratuité de l'école, ok pour les rythmes scolaires, mais pour la cantine, non, là il s'agit d'un service non-éducatif qui est en réalité pas cher quand on connait le coût d'un plat. Jules Ferry était un "républicain modéré", en d'autres mots, l'ancêtre de la droite libérale (je t'aime Wikipedia), Adam Smith lui-même était pour l'école gratuite au 18è siècle. Les charges sont réduites et les contraintes mais pas assez sachant que la France part de loin. Tu veux une politique libérale ? Les Pays-Bas avec Mark Rutte qui est classé au centre-droit, pourtant si tu regardes sa politique beaucoup tomberait de haut.

Pour ce qui est de l'université je trouve que la recherche privée ne devrait pas forcement être subventionnée, de toutes façons la plupart du temps c'est trop compliqué juridiquement mais je tiens à dire que les économistes, les mathématiciens, les sociologues et les chercheurs en droit n'ont pas besoin de beaucoup de moyens. De toutes façons pour les économistes, il y a l'IFrap, l'OFCE, GénérationLibre, etc.

"il s'agit d'une économie productiviste basée sur l'offre et le désengagement de l'Etat".
Pas du tout, Sarkozy a réformé le RMI, a fait de la relance budgétaire (7% de déficit... il a fallu presque dix ans pour revenir à 3%. De même les lois comme les lois Duflot ou Alur ont mis en place de nouvelles réglementations qui ont d'ailleurs tuées le marché du logement. Quant à Chirac, son mandat a connu une hausse du smic largement plus élevée que l'inflation. De 1995 à 2017, le SMIC a connu une hausse de 70% contre 30% pour l'inflation. Il y a une politique de l'offre surtout depuis 2014 (récemment). Et une politique de l'offre n'est pas forcément libérale, en effet, ce genre de politique peut très bien se solder par la mise en place de banques publiques ou de fortes subventions aux entreprises.

Pour ce qui est de la demande, la France est dans une position où il faut favoriser l'offre (balance déficitaire) : quand on a une balance déficitaire, l'argent mis dans l'économie part à l'étranger, et le protectionnisme ne marche pas. Par contre, il y a un pays, deux mêmes, moins endettés et avec une balance en surplus, l'Allemagne et les Pays_BAs, surtout l'Allemagne, doivent faire un peu de laxisme budgétaire. Mais si la France faisait un plan de relance il serait beaucoup plus judicieux de faire une politique du genre "je baisse les dépenses de 7 points mais je baisse les recettes de 10 points par exemple".

Pour ce qui est des bénéfices, la part des actionnaires a augmenté, mais combien sont-ils ? 4 millions ainsi que des entreprise (10% des adultes). Sont-ils pauvres, riches ou moyens ? Moyens surtout avec peu de pauvres. Qu'est-ce qu'un bénéfice ? Ce qui reste une fois les salaires payés = Valeur ajoutée (richesse créée par l'entreprise) - (salaires + cotisations/charges sociales). Ce qui nous donne l'EBE dont 32% va aux actionnaires, environ 60en auto-financement de l'entreprise (= épargne de l'entreprise) et le reste en épargne salariale, nouveau truc développé et qui se développe dont on parle pas beaucoup.

Ce graphique montre un renversement aux bénéfices du facteur travail du partage de la valeur ajoutée.

Celui-là nous montre une stagnation des parts sur le long-terme. Une loi universelle de 1/3 pour l'EBE (ou marge brute) et de 2/3 environ au travail et à l'impôt sur les sociétés, dans le temps et dans l'espace... Je rigole pas, en Allemagne, aux USA, au Royaume-Uni, en Espagne, etc, c'est du même ordre.



Les catégories A (aucune activité) B (réduite à moins de 78 heures) et C (plus de 78 heures) sont différentes catégories, mais c'est la A qui désigne le chômage à proprement parler. Qui dit chômage partiel, dit travail partiel. Même si le chômage baisse grâce à ces catégories c'est encourageant. Quant à la catégorie D, ce sont les chomeurs en formation ou les personnes en congés maladie. La catégorie E ce sont des travailleurs ... Le halo du chômage représente une catégorie importante mais ces catégroies existent depuis longtemps tout comme le halo par définition.
Sinon, il y a ce lien qui explique bien les choses (http://www.la-croix.com/Economie/Social/Faut-croire-chiffres-chomage-2016-10-11-1200795503) :
"La mystérieuse catégorie C

Plus étonnant, on apprend que la catégorie C, censée regrouper des chômeurs ayant eu une « activité réduite » de plus de 78 heures dans le mois, comprend en juillet 2016, pas moins de 467 300 personnes qui retravaillent en fait à temps plein !

Selon une étude de 2015, ces ex-chômeurs restent inscrits le plus souvent parce qu'ils craignent les démarches à refaire en cas de retour rapide au chômage."

"Une série d'anomalies

Toutefois, même s'ils ne sont pas truqués, ces chiffres mensuels « ne sont pas, à eux seuls, un indicateur fiable et pertinent du chômage », estime le rapport. En particulier, leur évolution dépend beaucoup de changements réglementaires.

Le plus connu concerne la suppression en 2008 de la « dispense de recherche d'emploi » qui, jusque-là permettait aux chômeurs de plus de 58 ans de recevoir leur allocation sans apparaître dans les statistiques. Selon le rapport, la fin de cette DRE s'est traduite par une augmentation significative des inscrits en catégorie A, de l'ordre de 350 000 personnes entre juillet 2008 et juillet 2016.
Autre anomalie : un certain nombre de personnes ne sont pas inscrites alors qu'elles cherchent un emploi. C'est le cas de beaucoup de jeunes de moins de 25 ans non indemnisés. Ou de nombreux bénéficiaires du RSA, indique le rapport."


"Une publication mensuelle

Selon l'Insee, il y aurait, en métropole, 2,767 millions de chômeurs au deuxième trimestre 2016 (contre 3,556 millions de chômeurs inscrits en septembre à Pôle emploi en catégorie A). À cela s'ajoutent 1,5 million de personnes inactives mais souhaitant travailler, que l'Insee comptabilise dans le « halo du chômage ».

Afin de mieux analyser la réalité du chômage en France, le rapport préconise une parution mensuelle du taux de chômage et du halo version Insee, en même temps qu'une version enrichie des chiffres Pôle emploi. Le rapport suggère aussi la tenue annuelle « d'assises de l'emploi » rassemblant tous les acteurs, pour un débat « moins caricatural »."


"L'Insee tire ses chiffres de son « enquête emploi », où elle interroge en continu un panel de 110 000 personnes et leur pose des questions sur leur situation par rapport à l'emploi. Pour être au chômage, il faut déclarer chercher un travail, ne pas avoir du tout travaillé dans la semaine de référence et être disponible pour en prendre dans les deux semaines qui suivent."


Donc, au contraire, Pôle Emploi montre des chiffres bien plus gros que l'Insee. Il y a à la fois des gens qui sont radiés alors qu'ils sont chômeurs tandis que d'autres y restent alors qu'ils sont à plein-temps.

Popaou
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Date 01/03/2017 20:34

Scipio écrit:

Ca s'appelle l'exercice du pouvoir.



Il est assez difficile de pouvoir l'affirmer, dans la mesure où seuls le PS et le RPR/UMP/LR ont gouverné sous la Ve République. Dresser une constante de « l'exercice du pouvoir » est donc inenvisageable dans ces circonstances.

Quant à dire que la confrontation avec le réel infléchit la théorie, tu ne trouveras pas plus d'accord avec toi que moi. Il y a plusieurs réalités auxquelles ont été confrontées les Présidents en exercice :

- La réalité constitutionnelle : pour gouverner, il est indispensable d'avoir une majorité législative. Et il vaut mieux que cette majorité soit absolue, sans quoi les textes sont difficiles à faire adopter. Les cohabitations ont rendu la tâche lourde pour Mitterrand et Chirac. Il y a donc une première contrainte pour le Président, mais il y en a une seconde pour le gouvernement : dans l'hypothèse où le gouvernement n'est pas de la même majorité que le Chef d'Etat, le Président dispose de moyens pour paralyser le gouvernement (cf. l'épisode des ordonnances sous Mitterrand, ou encore la non-convocation du Parlement en séance extraordinaire sous le même Mitterrand) . J'ajouterai un troisième exemple, crucial : celui de la révision constitutionnelle, qui requiert soit le recours au référendum, soit le recours au Congrès. Or, chaque révision devant être adoptée, en premier lieu, par chaque assemblée à la majorité absolue et, en deuxième lieu, par les 3/5 du Parlement réuni au Congrès, tout Président de la République n'a pas les moyens numériques pour faire adopter sa révision. Hollande en sait quelque chose. Enfin, le Conseil constitutionnel incarne une quatrième contrainte, car les lois jugées contraires à la Constitution par le Conseil ne peuvent être promulguées (et donc entrer en vigueur) .

- La réalité européenne : le Conseil constitutionnel a fait de la transposition (en droit interne) des directives européennes une obligation constitutionnelle. Quant aux règlements européens, ils sont d'effet direct (et s'appliquent donc en France sans qu'une loi n'ait à transposer le règlement) . Ne serait-ce que sur ce plan, l'UE représente une contrainte (que l'on accepte ou pas) pour le droit français.

- La réalité diplomatique et internationale : elle est assez multiforme. Elle peut être juridique, mais non contraignante : c'est le cas de l'Europe des droits de l'Homme (à distinguer de l'UE) qui rassemble 47 Etats membres. A la tête de cette Europe des droits de l'Homme se trouvent la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) , le Comité des Ministres et le Conseil de l'Europe. Dans la mesure où cette Europe n'est pas contraignante, c'est la diplomatie qui prévaut : le Comité des Ministres réunit les gouvernements de chaque Etat-membre, et adresse des injonctions aux Etats qui ne respectent pas les arrêts de la CEDH. L'application du droit est donc ici affaire de négociation interétatique, plus qu'une question de droit contraignant. En plus de cette diplomatie européenne, il y a une autre diplomatie juridique internationale que l'on retrouve dans les traités internationaux.

On a peut-être tendance à trop se focaliser sur le CETA/TAFTA e.a. , mais pas assez sur l'intégralité des traités qui sont signés et qui impliquent des contraintes en termes fiscaux ou éducatifs. Un Etat peut, s'il le souhaite, quitter les traités internationaux unilatéralement, mais ce retrait peut impliquer des sanctions diplomatiques. On l'a vu avec Trump et sa confrontation avec l'Iran sur le nucléaire. Par exemple, lorsque Le Pen promet de mettre un terme à la binationalité, peu d'Etats accepteront cette logique et beaucoup se retourneront contre elles. Comment ? Tout dépendra des moyens de pression dont disposent les Etats. Par exemple, la France et le Liban sont liés par divers traités qui prévoient une équivalence des diplômes entre les deux Etats, et par une coordination dans la lutte antiterroriste. Si Le Pen rejette la binationalité, le Liban peut refuser de reconnaître les diplômes français et de mutualiser les moyens dans la lutte contre le terrorisme. Ce qui a d'ailleurs conduit la présidente du FN à adoucir son discours sur la binationalité lorsqu'elle était au Liban.

- La réalité de la société : elle est imprévisible, et il est donc difficile d'en faire une variable sûre pour un programme. Les attentats en France étaient imprévisibles ; les mouvements sociaux (tels que les Pigeons, qui sont parvenus au retrait d'une bonne partie de la loi de finances) sont imprévisibles.

- La réalité économique : dans une période ultralibérale et de libre-échange total, il est difficile de mener une politique totalement autonome. Confronté à Thatcher et Reagan, Mitterrand en a fait les frais en 1981 durant sa politique de relance : la politique monétaire restrictive (avec des taux d'intérêts élevés) , ou encore l'ultra-compétitivité (qui débouchaient sur une baisses des prix des produits importés en France, de sorte que la hausse du SMIC prévue par Mitterrand allait directement dans les importations plutôt que dans les biens et services produits en France) ont eu raison de la politique de relance de Mauroy.

Bref, pour résumer (je n'ai pas été exhaustif sur les réalités, bien évidemment) , la réalité peut effectivement conduire à modérer une politique ou, au contraire, à la radicaliser. S'agissant de Mélenchon, je vais répondre à ces diverses réalités. Concernant la réalité constitutionnelle, Mélenchon n'aura pas à s'en embarrasser puisqu'il propose l'adoption d'une nouvelle Constitution. A cette occasion, une Assemblée Constituante sera élue pour rédiger la Constitution de la VIe République, elle-même soumise à référendum une fois achevée.

Quant à la réalité européenne, elle est en fait assez limitée, car les contraintes posées sont rarement respectées : la France n'a transposé que 30% des directives européennes, malgré l'obligation constitutionnelle qui lui est faite. Et l'Autriche passe son temps à violer les règles de l'UE sans que cette situation l'envenime. Par conséquent, ces « contraintes » n'ont rien d'insurmontables, bien au contraire. Par ailleurs, Mélenchon ne prévoit pas d'isoler la France. D'abord il est favorable au maintien de la France dans l'UE si l'UE accepte de modifier ses traités (ce que Mélenchon appelle « le Plan A » ) . Et si on regarde les réalités contraignantes pour la France, il faut aussi voir la réalité contraignante que représente la France, c'est-à-dire 18% de l'économie européenne (en deuxième place, derrière les 20% allemands) . Si la France menace de quitter l'UE, c'est incontestablement l'UE qui s'effondre (économiquement, politiquement, diplomatiquement) . Une telle menace laisse à réfléchir des pays comme l'Allemagne.
Cela ne signifie pas que l'Allemagne sera prête à tout accepter, et notamment les propositions de Mélenchon, mais elle sera sans doute prête à des concessions. Au surplus, les propositions de Mélenchon sont loin d'être aussi radicales que les médias aiment les présenter : donner à la BCE la compétence de prêter de l'argent aux Etats sur le modèle de la FED américaine et lui interdire de couper les liquidités à un Etat membre (comme ce fut le cas de la Grèce) , taxer les transactions financières, mettre un terme à la libéralisation des services publics (rail, énergie etc. , ce à quoi la majorité des Etats membres sont favorables) , garantir un protectionnisme solidaire (j'y reviendrais) , en finir avec le dumping social, refonder la PAC et instaurer une politique de réduction de gaz à effet de serre. Tout ceci n'a rien d'anticapitaliste.

Si elle n'est prête à aucune concession, Mélenchon activera le « Plan B » : le détachement de la France à l'UE sera soumis à référendum. Ceci ne s'accompagnera pas d'une sortie de l'euro, un peu sur le modèle de Monaco dont la devise est l'euro mais qui n'adhère pas aux traités de l'UE (à part l'Acte Unique Européen) . La raison pour laquelle Mélenchon est présenté comme autarcique par beaucoup de personnes qui n'ont pris la peine ni de l'écouter, ni de le lire, c'est parce que l'UE est conçue aujourd'hui comme la seule « réalité » valable… D'autres réalités existent : d'une part, économiquement, Mélenchon ne sera pas totalement exclu de l'UE (car l'euro sera maintenu) ; d'autre part, il envisage de s'allier avec l'Amérique du Sud (dont les dirigeants s'entendent très bien avec Mélenchon depuis des années) , avec l'Europe du Sud opposée à l'austérité et, enfin, avec les BRICS (ce qui est très logique économiquement, car ce sont les pays dont les économies se portent le mieux contrairement à l'UE) . Cette nouvelle union d'Etats portera sur le secteur économique, mais aussi culturel, populaire (avec un fonctionnement démocratique) et humain (Mélenchon n'est pas défavorable à la liberté de circulation des capitaux, des entreprises et des humains, au contraire, mais il est opposé à une union d'Etats qui repose intégralement là-dessus, quitte à effacer les principes décisionnels de la démocratie) .

Ces réalités existent : la Commission interaméricaine des droits de l'Homme (qui rassemble les Etats sud-américains) a déjà fait connaître son désir d'étendre son modèle au-delà du sous-continent, et Mélenchon rend régulièrement visite aux dirigeants de ces pays qui, pour une bonne partie, ont affiché leur soutien au candidat de la France Insoumise. Par ailleurs, Mélenchon souhaite renforcer l'ONU (il n'y arrivera pas à lui seul, mais il défend en tout cas cette position, ce qui est fondamental dans la mesure où il fait partie des « Six » qui ont un droit de veto) .

J'en viens à la réalité diplomatique et internationale : rien, dans le programme de Mélenchon, ne peut amener les Etats à s'opposer à sa politique, si ce n'est l'UE. Or, il souhaite s'autonomiser de l'UE, ce qui est un choix parfaitement réaliste comme je l'ai indiqué. Et oui, la France peut survivre sans le soutien de l'UE, à condition (contrairement à ce que prévoit Le Pen) que la France engage d'autres unions internationales qui existent et qui ouvrent déjà les bras à la France. L'UE dispose certes d'une monnaie puissante et de travailleurs bien formés dans l'ensemble, mais la croissance, l'endettement public, les déficits publics et la situation des entreprises s'aggravent de jour en jour par rapport au reste du monde (et notamment par rapport aux BRICS et l'Amérique du Sud) . En sus, l'ONU a rejoint, à l'unanimité, la position de Mélenchon sur la Syrie, ce qui ne fait pas de Mélenchon un type complètement déconnecté des réalités internationales et diplomatiques. Les propositions de Mélenchon ne lèsent les intérêts d'aucun Etat avec lequel la France entretient des relations aujourd'hui (mis à part l'UE, comme je l'ai indiqué) .

Sur la réalité économique, enfin, la BCE est favorable à une politique de relance, tout comme le FMI. La BCE a déjà indiqué qu'elle craignait la déflation avec les politiques d'austérité, et a donc appelé à des politiques de relance pour générer de l'inflation. L'OCDE également a fait part de son choix pour une politique de relance, dès 2006, et a maintenu sa ligne depuis. La politique monétaire d'aujourd'hui n'est donc pas la politique monétaire des années 1980 : au lieu d'être restrictive, elle engage un tournant expansionniste.

Par conséquent, le programme de Mélenchon est tout à fait conforme aux réalités que j'ai déjà mentionnées plus haut. On ne peut pas brandir le « réalisme » à tout va, sans démontrer en quoi le programme de Mélenchon n'est pas réaliste. Ceci correspond à un miroir de la réaction que tu condamnes, càd la réaction qui consiste à voter pour des idées indépendamment de toute réalité. Dans les deux types de raisonnement, il est fait abstraction des fameuses « réalités » que tu soulignes. Expose-moi l'irréalisme du programme de Mélenchon, et nous pourrons alors en débattre ; sans cela, le débat est impossible. Je n'ai rien contre toi, Scipio, sincèrement, et je n'ai pas l'intention de t'agresser (car cela ne mène à rien) , mais j'en ai ma claque d'entendre cette idée selon laquelle seul le libéralisme est réaliste, alors que le monde n'est pas libéral dans son entièreté et que se rapprocher de ce monde non libéral n'a rien d'handicapant (au contraire, vu les conjonctures économiques) .

Quant au protectionnisme que tu compares à celui nationaliste porté par Trump et Le Pen, il faut arrêter l'intox. Le protectionnisme de Mélenchon est « solidaire » . Partant, il ne vise pas les mêmes objectifs : le protectionnisme nationaliste a pour objet de fermer les frontières marchandes des Etats ; le protectionnisme solidaire a pour objet de sanctionner des comportements contraires aux droits de l'Homme. Concrètement, qu'est-ce que cela implique ? Le protectionnisme nationaliste vise à taxer tous les produits étrangers, sans distinction du pays ou des conditions dans lesquels les produits ont été fabriqués. Le protectionnisme solidaire ne taxe que les produits fabriqués dans le cadre d'une législation attentatoire aux droits des salariés (en Chine, par exemple) , néfastes pour l'environnement ou délétères pour l'hygiène alimentaire. Le protectionnisme, tout comme l'interventionnisme, n'appartient pas à une idéologie : c'est un moyen d'action économique. Il est idéologisé dans ses modalités d'utilisation, mais pas dans son principe.

Le pragmatisme que suppose l'exercice du pouvoir peut effectivement déboucher sur des fluctuations du programme. Si ce n'est que, d'une part, rien ne peut déterminer la nature de ces fluctuations (qui ne sont pas nécessairement libérales) et que, d'autre part, rien ne peut déterminer le délai à partir duquel ces fluctuations sont mises en œuvre. Mitterrand a mené une politique conforme à son programme durant les 3 premières années de son premier septennat, et ce malgré la politique ultralibérale dans le monde occidental ultralibéral. Or, Mélenchon n'a pas pour dessein de rester plus longtemps que 3 années consécutives au pouvoir, puisque dès l'adoption de la nouvelle Constitution, il quittera la Présidence de la République. Même avec les réalités handicapantes pour Mitterrand (j'ai expliqué que les réalités d'aujourd'hui n'étaient plus les mêmes, et qu'elles allaient même dans le sens du programme de Mélenchon) , le fondateur du PS a pu gouverner trois ans durant sans dévier de ce pour quoi il a été élu.

Je terminerai avec ceci : les réalités changent parce que les électeurs portent au pouvoir des personnes qui changent les réalités. Si l'on n'est pas satisfait des réalités actuelles, il est donc absurde de les maintenir… Et il faudra bien qu'un jour ou l'autre, le changement vienne d'un pays. La logique du « réalisme » est donc biaisée, et ne consiste qu'à reporter un prochain changement. Si tu es satisfait des réalités actuelles, tu n'as aucun intérêt à aller du côté de Mélenchon ; si elles ne te satisfont pas, tu as tout intérêt à approfondir ses idées (ainsi que celles des autres candidats qui proposent de rompre avec la réalité libérale) . Car la réalité libérale n'est, une fois de plus, pas la seule réalité qui existe aujourd'hui : il s'agit maintenant de faire de l'idéologie non libérale une idéologie majoritaire, et donc d'inverser les tendances actuelles. Je ne me contredis pas : les réalités non libérales existent, et elles permettent à la France de se maintenir économiquement, culturellement et politique comme je l'ai démontré ; mais, sur le plan du nombre, ces réalités sont minoritaires en Occident (bien que ces réalités soient plus efficaces économiquement que celles libérales) . Pourquoi se maintient-on dans un système libéral qui, manifestement, ne fonctionne pas ? Simplement par « réalisme » ? Dans ce cas, ça me rappelle les personnes qui, bien qu'elles ne se comprennent plus, restent en couple parce que ce couple dure depuis déjà très longtemps, parce que les amitiés sont communes et parce que ces deux personnes ont partagé beaucoup de moments. Or, je suis en couple avec une personne parce que je l'aime, et non par accommodement.

Scipio écrit:

"La critique est aisée mais l'art est difficile".



Je doute que les précédentes personnalités politiques aient été des artistes. Mais ce dont je suis sûr, c'est que Mélenchon ne s'enferme pas dans la critique, pour les raisons évoquées.

SmithBogossJR
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Date 01/03/2017 21:23

"- La réalité économique : dans une période ultralibérale et de libre-échange total, il est difficile de mener une politique totalement autonome. Confronté à Thatcher et Reagan, Mitterrand en a fait les frais en 1981 durant sa politique de relance : la politique monétaire restrictive (avec des taux d'intérêts élevés) , ou encore l'ultra-compétitivité (qui débouchaient sur une baisses des prix des produits importés en France, de sorte que la hausse du SMIC prévue par Mitterrand allait directement dans les importations plutôt que dans les biens et services produits en France) ont eu raison de la politique de relance de Mauroy.".

Point gooooooooooodwin !

Je me suis arrêté là. Et je tiens à dire ceci : 400$ par an, 400$ car 30% de frais de douane sur les vêtements. C'est le surcoût que doit payer aux USA une famille de 4 enfants gagnant 25000 $/an à cause du protectionnisme (rien qu'en vêtement).
Je vois que tu es Mélenchoniste. En un mot : Programme irréalisable et sans aucun sens. Et voilà que je donne des cadeaux ici et par là, et voilà que par magie toutes les entreprises vont revenir.

C'est sûr Mélenchon il est pas radical. Un modéré vous dis-je, c'est pas comme si monsieur était un pro-russe, un adepte des complots et faits alternatifs et quelqu'un qui ignore les réalités économiques. He tiens à dire un truc : Keynes est un social-libéral/social-démocrate au plus, il faisait parti du Parti Libéral et est tout simplement considéré comme celui qui a donné un programme aux sociaux-libéraux. Charles Wysplozs est un néokeynésien. Son programme (beaucoup de néokeynésiens sont d'ailleurs d'accord avec lui) consiste en une libéralisation de l'économie, une baisse de plus de dix points des dépenses publiques et de la relance européenne. Pour le coup, lui c'est vraiment un libéral.
Pour la BCE, c'est faux, c'est l'épargne chinoise qui finance les USA et pas la FED. Ce genre de politiques (laxisme monétaire, financement de l'État par la planche à billet) avec le manque de régulation nous a amené à la crise ou à l'hyperinflation. Depuis les années 2000 je crois, la masse monétaire a été multipliée par 3 mais pas l'économie ! Ça a poussé à élargir les marchés financiers, mais beaucoup trop. Les subprimes, la spéculation, la hausse du prix des actifs (qui créé une fausse hausse des inégalités de patrimoine) sont causées par une surliquidité monétaire. Le problème c'est que les premiers élargissements de financement vont dans des activités qui en ont besoin et productives, ensuite viennent les activités à risque... En plus la BCE rachète déjà des dettes. Elle le fait prudemment car me Venezuela, le Zimbabwe, l'Argentine, le Brésil, l'Autriche, l'Allemagne, etc, nous ont montré les risques d'une telle politique. Parce que l'argent de l'État reçu de la banque, il ira dans l'économie mais ce sera de l'argent en plus, pas celui nécessaire parce qu'il y a eu une hausse de la production, donc il y aura au final une inflation, pour faire court, ce mec nous sort le Venezuela sans nous le dire.

Pour ce qui est des banques, sur les six premières banques, trois sont des coopératives.

tobis75
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Date 01/03/2017 21:38

Heureusement qu'on a un grand économiste ici ! (et encore, historiquement les économistes.. Bon...).

Sinon manquerait plus que Scipio vote Mélenchon xD.
Malgré que tu expliques très bien Popaou .


EDIT : D'ailleurs c'est quand même très drôle que la personne qui subit le plus les medias d'un pov économique soit Mélenchon alors que c'est le premier (et de loin) à avoir sorti un programme, qu'il garde une cohérence avec les années et qu'il a réalisé un chiffrage de celui-ci (épreuve jamais réalisée).
Un jour peut être vous analyserez comment une destruction d'emploi massif venant de l'état (en importante période de chômage), une austérité toujours renforcée, et un libéralisme croissant peuvent améliorer la situation...
Ohh wait, j'ai la réponse, la situation s'améliorera que pour une minorité. Enfin s'améliorera... Continuera d'aller bien que pour une minorité.... Pour les autres cela empirera, et au mieux stagnera.

SmithBogossJR
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Date 01/03/2017 22:08

Tu démontres une profonde méconnaissance des inégalités tobis, les inégalités de revenus, qui sont les plus importantes à étudier, sont très basses en France, on vit dans un pays assez égalitaire. S'il y a eu une hausse ces dernières années c'est parce qu'il y a eu une hausse du chômage.
Quant au programme de Mélenchon, son chiffrage est bidon. Le fait de le sortir tôt n'en fait pas un bon. Je pourrais te mettre des liens mais tu les nierais en parlant de complot de Drahi ou de Bernard Arnaud (tiens à ce sujet Le Monde Diplomatique appartient à un milliardaire, Ruffin serait-il lui aussi un vendu ?), pu alors le fruit d'une élite du système. Pour la hausse des inégalités de patrimoine, je l'ai dit plus haut, comme ma liquidité monétaire de l'économie s'est fortement augmentée, les actifs comme l'or, l'immobilier, l'argent, etc, possèdés par des riches souvent ont vu leurs prix exploser. Mais l'important c'est le revenu qui en est tiré pas le fait de posséder des actifs. Si je possède une action de Twitter et qu'elle me rapporte rien, elle ne me sert à rien.

P.S. Les salaires ont continué à augmenter pendant la crise.

tobis75
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Date 01/03/2017 22:24

L'avantage quand une personne dit rien d'intéressant c'est qu'il n'y a rien à relever.

SmithBogossJR
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Date 01/03/2017 22:36

Je vois que tu n'as pas changé. Toujours là à prendre de haut, à se moquer, à se croire au-dessus de tout le monde, plus intelligent que tout le monde, etc.
Quand tu ne trouves pas d'arguments ou qu'on te contredit trop, tu insultes, tu te moques, tu trolles, tu essayes de discréditer les personnes et les sources pour éviter la confrontation.
Honnêtement, je n'attends rien de toi, me faire insulter (d'ailleurs tu n'insultes pas directement, tu le fais indirectement) par toi est un plaisir.
Tu vois Papoua au moins cherche à argumenter sans insulter, argumente d'ailleurs ce qui est rare ici.

PS : Le Pen est largement attaqué sur son programme dans les "médias". Fillon et Hamon aussi d'ailleurs.

SmithBogossJR
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Date 01/03/2017 22:47

"les réalités non libérales existent, et elles permettent à la France de se maintenir économiquement, culturellement et politique".

C'est drôle la capacité de la jeunesse française à vouloir se battre contre un libéralisme qui n'existe pas en France. Au contraire si la France coule c'est par son manque de libéralisme. Comment peut-on croire que mettre des contraintes économiques et juridiques en voulant réglementer la moindre chose et en prenant plus de 50% de ce que les gagnent, les entreprises peuvent produire plus. Mais après si tu es un adepte de l'ecosociamisme je ne peux rien pour toi.

PS : Je ne rigolais pas quand je disais que le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel étaient des coopératives. 3 des principales banques françaises le sont.

"ce malgré la politique ultralibérale dans le monde occidental ultralibéra".
Godwin point ? Ouiiiiii !
Honnêtement, Popaou, l'échec de la relance Mauroy c'est tout simplement qu'il ne peut pas y avoir de bon plan de relance sans libertés économiques.
Mais pour Mélenchon, le t'invite à te documenter sur la Suède, son histoire des années 70 à aujourd'hui. Un vrai pays social-libéral.
Mais finalement c'est logique, Chirac est libéral, Mitterand aussi, Hollande et Sarkozy sont des libéraux modérés et Giscard un libéral-étatiste. On vit dans le libéralisme et le monde est giga libéral. Je dirais même méga-giga-ultra-supra-hyper-libéral.

 
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