Petite tranche de vie d'un jeune de 18 ans

ane-o-nyme
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Date 27/08/2016 2:39

Je suis un jeune mec sans histoires, sans problèmes, jusqu'à aujourd'hui. Hier ma vie a basculé.
Si je partage mon histoire avec vous ce soir, c'est que je me sens mal et que je ne sais pas comment ni avec qui en parler.

Petit retour en arrière, fin juin, confiant au sujet du bac que je viens de passer je pars en vacances avec mes parents et ma grand mère dans le Var (83) à Cap Esterel. Un peu de repos bien mérité.
Après quelques jours passés à lézarder au bord de la piscine et sur la plage, l'idée m'est venue de faire un tour sur mon smartphone afin de voir si je pourrai éventuellement rencontrer un mec durant ce temps libre.
C'est là que je vois un mec, assez mignon. Je ne lui écris pas, c'est lui qui me recontacte et qui me propose une rencontre le soir même. J'accepte avec plaisir. Il me propose d'aller boire un verre dans un barre de la résidence où je me trouve être.
C'est pas une soirée extraordinaire. Juste un verre.

Nous somme le soir du Jeudi 7 juillet 2016, le soir où tout va basculer (sauf que je ne le savais pas encore).
Le verre, rien à en dire, X. est mignon, gentil, sympathique même… Il m'invite a terminer la soirée dans son appartement, j'accepte.
Nous avons bu encore un verre, un coca pour moi, un pastis pour lui et on finit par s'embrasser. Et arrive ce qui arrive, on finit par coucher ensembles.
Je remarque sur son ventre une tache bleue noire un peu bizarre, je lui demande ce que c'est. Un bleu me dit-il…
Ça me semblait un peu étrange pour un bleu, peu importe je continue.
J'étais passif… et a la fin de la partie sexuelle, en se retirant il me dit que la capote a craqué. J'ai senti la panique monter, un air de malaise extrême. Il me rassure doucement en me murmurant a l'oreille que je n'ai pas à m'inquiéter et qu'il est "clean". Cela m'a rassuré sur le moment. Je dis bien sur le moment, car la nuit je n'ai pas réussi a fermer l'oeil.

Le lendemain, Vendredi 8 juillet 2016, veille de retour à la maison, je suis assez mal, X. ne daigne pas répondre à mes messages. Bon après je relativise, on a baisé, pas la peine de m'en inquiéter plus que cela.

Ensuite rien à signaler jusqu'au weekend suivant. Ma vie se déroule normalement, il fait froid.

Week-end du 18 juillet 2016, je pars avec des amis à un festival de musique électronique aux Pays-Bas. Super musique, super festival, j'ai vraiment apprécié si ce n'est que je suis malade. Je suis grippé et barbouillé, je vomis même parfois, alors que je n'ai rien bu ou consommé. Ça ressemblait vraiment à une grippe qu'on a l'hiver. Les sensations de froid, les courbatures, la fièvre… Je suis mal, et je repense à X., je me dis que c'est un peu bizarre. Je ne m'en inquiète pas plus que ça.

Au retour chez moi, j'en discute avec une amie… je lui parle de la grippe, de mon plan avec X. en vacances. Elle me suggère de tout de même faire un dépistage. Nous sommes en ville je passe au centre de dépistage. L'infirmière qui le gère est vraiment très sympathique et me dit que je dois attendre 6 semaines après le rapport à risque pour que le test soit fiable. Soit… j'attendrai alors !

Vendredi 19 Août, je retourne au centre de dépistage CIDDIST avec mon amie encore une fois, je fais les dépistages, la totale : VIH, VHC, VHB, Chlamydia, Syphilis, Gonorhée, etc…
La prise de sang, le petit pipi dans le pot, etc…
L'infirmière me dit de repasser à partir du 24 ou du 25 Août pour récupérer mon bilan, et de ne pas m'inquiéter…

Mercredi 24 Août, me voilà à la consultation… l'infirmière me reçoit et prend mon numéro d'anonymat. Son visage se raidit et je me dis qu'il y a quelque chose…

Elle me dit qu'elle me prend rendez-vous avec un médecin de l'hôpital, car les résultats ne peuvent être que donné par ce médecin. C'est pris, pour le lendemain, Jeudi.

Jeudi 26 Août, 16h, je suis dans la salle d'attente du médecin à l'hôpital, j'ai les mains moites, le coeur qui bat trop fort, je me sens mal, je transpire, j'ai la gorge nouée…
Le médecin a une heure de retard… il arrive appelle mon numéro d'anonymat.

"Bonjour, je suis le Dr Z. voilà monsieur, je n'ai pas le temps, vous êtes séropositif au VIH, et vous êtes également positif à la Syphilis. Vous avez des questions ? …"
Je suis dévasté, je suis dans cette situation un peu irréelle. Je ne réalise pas tout à fait la situation… les larmes me montent et je me sens mal.
"… Voilà, monsieur, une ordonnance pour une injection d'antibiotiques contre la syphilis, à faire à domicile par une infirmière. Il faut aussi que vous vous rendiez à tel hôpital pour prendre votre VIH en charge. Bonne fin de journée, fermez la porte en sortant."

Je sors de l'hôpital, je grimpe dans ma voiture mais je pleure tellement que je ne peux pas prendre la route… je suis dévasté, anéanti, mes rêves, mes espoirs, mon désir de vie, tout a disparu d'un coup.

Je ne laisse rien transparaitre en public, mes parents ne doivent rien savoir… je ne l'ai dit à personne, sinon sur internet à des inconnus.

ane-o-nyme
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Date 27/08/2016 2:40

J'ai reposté, le premier n'est pas passé

allomat69
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Date 27/08/2016 6:20

Le problème lorsqu'on lit une histoire anonyme qui cumule les situations limite abusives, c'est qu'on hésite entre le soutient d'urgence, l'indignation, l'incrédulité, et la méfiance.

Car tu peux être aussi bien un vrai mec de 18 ans encore un peu vulnérable et qui a vraiment besoin d'aide, un mytho qui vient de voir le film Théo et Hugo, ou un provocateur rompu aux débats sur la prévention.

Tu décris avec précision l'histoire d'un tout jeune conducteur qui fait un plan avec un mec porteur du VIH depuis probablement au moins 5 a 10 ans et déjà au stade Sida, présentant un symptome de cancer Kaposis de la peau, et malgré tout en pleine forme physique apparemment, qui lui a certifié etre clean, et a craqué une capote. Le jeune s'inquiète mais n'envisage pas d'aller aux urgences dans les 48 heures demander un traitement d'urgence (TPE). Le stade Sida du mec entrainant une augmentation sigificative de sa charge virale, et s'agissant d'une relation anale réceptive défavorable, le jeune fait rapidement un symptome de primo-infection, qu'une amie à qui il raconte son histoire reconnait, et le conduit à faire un dépistage, révélant comme souvent une infection à de multiples IST outre le VIH.
Et là commence un parcours hospitalier difficile avec soutient psychologique minimaliste tel qu'il peut en exister au mois d'aout quand tout le monde est en congé...

Dans ton histoire la bonne nouvelle est qu'un dépistage très précoce tel que celui-ci conduit à une mise rapide sous traitement antiretroviral journalier, très favorable à la maitrise du virus, et permettant une vie quasiment normale.

Et notamment une forte probabilité que le traitement rendra rapidement le virus indétectable dans ton sang, et en principe non infectieux pour les autres (perso je conseille de ne pas abandonner pour autant la capote, à cause des autre IST, et pour ne pas entrainer de dilème sur la question d'etre clean ou pas).

Mais bien sur avec la contrainte de devoir revoir périodiquement le médecin infectiologue, actuellement à vie, pour faire des analyses de controle, et avoir l'ordonance permettant d'aller chercher les médocs en pharmacie.

Voilà ce que je peux en dire à ce stade, ce qui me semble plutot rassurant.

Après cela pose des tas d'autres questions sur la prévention d'une telle situation pour qu'elle n'arrive pas à d'autres jeunes. Comme c'est peut-etre aussi la finalité de ton topic, qui ne manquera pas d'attirer les habitués des débats houleux sur la prévention, je me limite pour l'instant à ces mots.

Inky
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Date 27/08/2016 15:30

allomat69, ce n'est pas un compte fake. Tu peux ranger ta méfiance dans ta poche.

allomat69
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Date 27/08/2016 18:46

S'il savère que ce n'est pas une provocation ou un mytho, ce qui est possible car les accidents ont de l'imagination comme on dit, son histoire revet deux aspects.

Le premier est que le prévention combinée atteint son objectif de maintenir les gens en vie, et que lorsque le filet du préservatif cède, et que celui du traitement d'urgence cède, celui du dépistage précoce peut encore prendre le relai, avant un dépistage tardif synonyme de complications.

Le second rappelle que les très jeunes, ados et jeunes adultes, sont vulnérables à des comportements abusifs, ont du mal à gérer les IST sérieuses, et que cette vulnérabilité n'est généralement pas compensée par une attention spécifique de la part des pouvoirs publics et des assoces de prévention LGBT.
Pour dire simple ils sont ignorés par leurs ainés sauf oppmortunité de, comment dit-on, les baiser oui.
C'est ce style de dérives qui conduisent à des situations incontrolables, comment dit-on, à l'africaine oui.

J'avais l'intention de refaire un point à la rentrée sur la prévention des IST, en premier lieu du VIH.

La seule question qui me démange depuis longtemps, est de décider si on privilégie comme d'habitude la confiance dans le dépistage, qui poursuit comme rappelé plus haut l'objectif de rester en vie, ou s'il ne serait approprié de faire une opération vérité sur l'état de sétopositivité, c'est-a-dire une synthèse des souffrances multiples que les séropositifs expriment sur les forums spécialisés. En d'autres termes faire ou pas comme sur les paquets de cigarettes, alors que personne ne semble s'en inquiéter, à part une prévention qui s'était aventurée à communiquer sur le thème "avec le sida la vie est plus compliquée". Bel euphémisme pour la séropositivité, et quasiment mensongé pour un Sida déclaré.

Mais bon dans l'urgence d'un topic il convient de rassurer les gens, la vie meme plus compliquée reste la vie, c'est-a-dire le contraire de la mort, et de ce que la plupart des gens ont oublié, comment dit-on, "une longue maladie", oui, euphémisme pour dire qu'un Sida non soigné est un fin attroce qui dure des années, dont on peut juste espérer atténuer la souffrance physique.

Mais encore une fois dans le contexte de ce topic, les médecins sont unanimes pour dire qu'un dépistage et traitement précoce prévient bien la description lucide que je viens de faire. Et corrélativement un dépistage tardif moins bien.

On peut aussi décider que "le VIH ne passera pas par moi", ce qui est actuellement équivalent à dire "qu'il ne s'installera pas en moi", et on a actuellement tous les outils et connaissance des comportements souhaitables pour atteindre cet objectif, au bémol de devoir compenser la vulnérabilité des plus jeunes (du fait de leur naiveté, inexpérience, crédulité, amour propre, isolement, dépendance, libido toute neuve, sentimentalité, etc, et j'en oublie certainement).

Bref, va falloir qu'on remonte les manches pour refaire de la prévention sur Zag. Et rien n'indique que cela soit nécessairement de ma responsabilité, meme si je ne la fuirai pas, privilège de l'âge oblige ^

ane-o-nyme
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Date 27/08/2016 19:16

Je reviens vers vous, pour répondre. Alors oui j'aurai pu effectivement prendre un traitement. Encore aurait-il fallu que je puisse. J'étais en résidence de vacances avec mes parents, je n'avais pas de moyen de locomotion, je ne savais pas où aller. Alors c'est bien beau de balancer des vérités du genre, mais au final ça ne me fera pas virer le VIH. Si j'ai partagé mon histoire en anonyme ici, c'est pour montrer que les risques existent. Je me suis fait avoir, oui ... c'est le cas de le dire. J'ai été con de croire un imbécile.

Apres si j'ai parlé de sa tache sur le ventre, c'est parce que je me suis rendu compte il y a deux jours sur le net qu'il s'agissait d'une manifestation de sida déclaré. Désolé mais c'est nouveau pour moi.

Je n'ai envie de blâmer personne, mais au final on n'est pas si bien informé que ça. Je veux dire, dans le lycée catholique ou j'ai été, je n'ai pas eu une seule once de prévention. Pas une seule fois on m'a parlé des signes qui ne pardonnent pas. Alors oui j'aurai pu me renseigner moi-même. C'est vrai. Mais même au delà de l'information qu'on trouve sur le net, je me suis protégé, mais je me suis fait avoir quand même.

Les conseils sur la prise de traitement et autre, désolé mais ça ne prend pas sur moi. Il est trop tard, j'ai merdé et je le sais. Maintenant il me reste plus qu'à pleurer.

ane-o-nyme
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Date 27/08/2016 19:18

Maintenant si vous le permettez, je pense que je vais continuer a relater ce qui va m'arriver... décrire la prise en charge, si ça peut en aider certains.

allomat69
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Date 27/08/2016 19:50

"Alors oui j'aurai pu effectivement prendre un traitement. Encore aurait-il fallu que je puisse. J'étais en résidence de vacances avec mes parents, je n'avais pas de moyen de locomotion, je ne savais pas où aller. Alors c'est bien beau de balancer des vérités du genre, mais au final ça ne me fera pas virer le VIH. Si j'ai partagé mon histoire en anonyme ici, c'est pour montrer que les risques existent. Je me suis fait avoir, oui ... c'est le cas de le dire. J'ai été con de croire un imbécile."

C'est ce qu'on appelle une situation de vulnérabilité.

Pour faire un parallèle, c'est le sentiment que tu aurais en voyant un bien plus jeune que toi, disons un enfant, qui se retrouve trop près d'un danger. Tu aurais le sentiment qu'il est en situation de vulnérabilité, il aurait le sentiment d'avoir été trop bête.

Le victimiser ne serait pas nécessairement la meilleure solution, peut-etre meme serait-il bénéfique de valider son sentiment d'avoir été trop con et meme l'engueuler, mais la réalité est qu'il n'aurait pas du se retrouver dans une situation qu'il serait dans l'incapacité de gérer.

Et donc de rechercher conjointivement des responsabilités ailleurs, ou à minima une prévention d'une telle situation ailleurs.

Et si te rassurer sur la maitrise qu'ont les médecins des infections VIH dépistées précocement n'est pas suffisant, peut-etre que ne plus culpabiliser, diriger ta colère contre les mecs imprudents, contre les IST, et te fixer pour objectif de prendre au mieux ton traitement pour etre au plus vite pas ou peu infectant pour les autres, t'aiderait énormément.

En tout cas ton témoignage est d'une grande valeur préventive pour tous, et des la rentrée on va refaire de la prévention des IST, où ton témoignage va beaucoup aider.

En attendant le mois d'aout n'est pas trop favorable au soutient psychologique car tout le monde ou presque est en congés.
Il faudrait tout de meme que tu recontactes le service de l'hosto pour leur dire que tu te sens mal, et que tu as besoin de soutient psychologique. Ou bien le CEGIDD, voire les deux, et que tu nous tiennes informé...

Wolfgangbang
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Date 27/08/2016 20:21

"j'ai merdé" je pense pas. Je me dis que dans ta situation j'aurais pas fait mieux, et la majorité des jeunes de ton âge pareil. Courage et relativise (dans la mesure du possible, 18 ans c'est trop jeune pour avoir les nerfs solides), ça va aller.

Phylos
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Date 27/08/2016 20:58

Wolfgangbang écrit:

"j'ai merdé" je pense pas. Je me dis que dans ta situation j'aurais pas fait mieux, et la majorité des jeunes de ton âge pareil. Courage et relativise (dans la mesure du possible, 18 ans c'est trop jeune pour avoir les nerfs solides), ça va aller.



Ce sera peut-être le seul post de ma vie où je serai d'accord avec toi.

Une relation entre un jeune tout juste majeur et un bien plus vieux impose bien plus de responsabilités pour le plus vieux. C'est à lui d'être doublement vigilant et de savoir ce qu'il faut faire, au cas où l'autre ne le sache pas encore. Et lorsqu'il n'assume pas ce rôle, cela (peut) créé(r) des drames

ane-o-nyme
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Date 28/08/2016 0:04

Merci de votre soutien

Anonyme
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Date 28/08/2016 2:48

Dis-toi aussi que meme si la medecine a l air de pas avancer vite, elle avance quand meme. D'ici 20-30 ans, on aura peut-etre, ou surement un traitement pour geurir du VIH/SIDA, ou juste vivre longtemps avec.

Wolfgangbang
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Date 28/08/2016 2:53

un traitement pour vivre longtemps avec on a déjà, depuis 25 ans même

Anonyme
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Date 28/08/2016 3:01

Wolfgangbang écrit:

un traitement pour vivre longtemps avec on a déjà, depuis 25 ans même


Jusqu'a 80 ans ?

Wolfgangbang
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Date 28/08/2016 3:33

même espérance de vie pour les séropositifs en france que pour les séronégatifs

Anonyme
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Date 28/08/2016 3:36

Wolfgangbang écrit:

même espérance de vie pour les séropositifs en france que pour les séronégatifs


Cool alors.

ane-o-nyme
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Date 28/08/2016 5:36

merci

Ivy974
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Date 28/08/2016 9:30

Ce qui t'arrive est terrible mais il faut garder la tête haute, même si c'est plus facile à dire qu'à faire.

Il n'y a pas longtemps, j'ai vécu une histoire similaire à la tienne.. des journées entières de tourmentes interminables à cause d'un mec, mais surtout de moi-même. Au final, mes résultats étaient négatifs mais j'ai retenu la leçon !

T'es séropositif, ça ne se guérit pas encore mais tu peux toujours vivre très longtemps, d'autres n'ont pas cette chance, pense-y.

Tu es encore jeune, sourit à la vie !

allomat69
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Date 28/08/2016 11:36

Il est assez probable qu'on trouvera à terme des méthodes pour déloger le virus des réservoirs où il se cache.

En attendant il vaut mieux parler d'espérance de vie comparable si les séropositifs suivent bien leur traitement, actuellement journalier à heure fixe mais qui devrait etre allégé bientot, été dépistés suffisamment tot, et ont une bonne hygiene de vie.
La réalité est moins rose pour les gens qui atteingnent actuellement la troisième partie de leur vie, qui subissent un vieillissement accéléré, et sont sur-exposés à d'autres maladies graves qui ne sont pas les maladies opportunistes puisqu'ils sont sous antiretroviral.
D'ou les interrogations que je soulevais dans un post précédent.


Le médecin virologue pourra certainement déteminer s'il s'agit d'une infection tres récente, telle que rapportée. Car ce n'est pas non plus complétement garanti, on ne se balade probablement pas avec un cancer Kaposis meme inaugural du Sida comme si on avait un bleu au ventre (ce qui contribuait à mes doutes du début), développer un symptome de primo-infection au VIH en 10 jours apparait etre en-dessous de la moyenne, quoique possible, et se faire infecter sur un seul claquage de capote est possible surtout en étant passif, mais en terme de probabilité le virus gagne plus facilement si on joue souvent au loto comme on dit. Cela contribue à la surexposition des plans.

Mais ce n'est pas la seule contribution à l'exposition des plans, la transmission sur des cycles courts où les gens sont au moins 10 fois plus infectieux que la moyenne aussi, et la mutiplication des sources d'infection de même, à fortiori dans des régions à fortes prévalence d'IST comme IDF ou PACA (le cas du Var), certains DOM, ou ville comme Bangkok dont on a parlé recemment sur Zag.

Je voudrais revenir sur un point, le fameux "t'inquiète je suis clean", qui a le don de m'agacer parce qu'il devient tres à la mode, y compris chez des gens sensés avoir tout compris des principes de prévention des risques.
En effet, je suis clean, dépisté, tasp, prep, mon oncle porte la calotte, ou ma tante est la reine d'Angleterre, présentent à peu près le meme niveau de sécurité avec quelqu'un qu'on ne connait pas personnellement, et encore même dans ce cas on peut se faire avoir par excès de confiance.

Mais pas que, car si à 15-25 ans il est difficile de pouvoir faire confiance à quelqu'un alors qu'on tombe facilement amoureux, il est indispensable que les 15-20 ans aient au moins le meme niveau de protection que les 20-25 ans, alors qu'il n'ont pas exactement la meme vulnérabilité comme on en a discuté sur les posts précédents, mais surtout la prévention obnubilée par les molécules est actuellement tentée de s'orienter vers une prévention à la carte, où les plus agés pourraient faire ce que bon leur semble. En gros, "le plus jeune démerde-toi, je te convaincs de baiser sans capote parce que suis sous tasp ou prep et j'ai de bonnes raisons de penser que je risque moins que toi".

C'est la raison pour laquelle perso je cède pas un pouce sur la protection par la capote.
Il ne faut pas confondre lutte pour l'égalité des séropositifs et séronégatif et contre l'exclusion, ce que nous permettent les molécules actuelles dans un pays riche comme la France, et relachement de la vigilence.

Mais bon on va essayer de faire une synthèse de toutes ces difficultés à la rentrée.

Tu as rendez-vous quand chez le virologue ?
(Pardonne moi pour ce pavé)

Certes
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Date 30/08/2016 3:56

As-tu reparlé avec X depuis ?

kingbi
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Date 30/08/2016 17:02

Je suis désolé pour toi

Anonyme
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Date 01/09/2016 13:36

J'ai eu les larmes au yeux pour toi

Je sais pas quoi dire car je suis pas le meilleur pour parler de ça du coup je vais laisser les plus grands t'aider

 
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Relatif : Petite tranche de vie d'un jeune de 18 ans

Un jour mon prince viendra !
par Anatolia67 le 12/04/2012 16:55 - Lu 376 fois
plus on est jeune moins on a de chance de trouver quelqu'un de sa tranche d'âge à la recherche de la fidélité.
Putain mais ils veulent quoi ? L'amour aurait-il un age limite ?
par OhJesus le 31/05/2010 23:55 - Lu 411 fois
t'es trop jeune pour comprendre ... ptdr non sérieusement, tout dépend quelle tranche d'age t'atire mais bon ... un jour essaye de pas dire ton age ... !
BAFA
par le 03/01/2010 20:12 - Lu 129 fois
alors je passe mon bafa avec l'ufcv ...pour le stage je vais avoir un peu toute les tranche d'age car je connais la directrice du centre de loisir et elle ma mit une tranche...
La mante religieuse
par le 22/02/2009 13:37 - Lu 276 fois
mon erreur vient d'un mot "tentative" qui s'était glissé dans mon topic sur le droit des jeunes, que je viens de corriger ^^ il est bien pratique, en tout cas je...
Lady gaga, parfum au sperme haha
par le 03/02/2011 23:08 - Lu 594 fois
y auras t il une tranche d age selon le sperme utiliser pour le parfum lol 16/18 18/25 25/40 ect ... mdrplus c'est jeune plus il y a de petits serpents non :p

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