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Le Forum > Créations personnelles > Déréliction

Déréliction

En ligne fuma
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Date 02/02/2010 15:39

Partir, oui mais pour aller où ?
Ici je veux vivre et finir.
Ne pas penser à l'avenir,
Etre, pour moi c'est déjà beaucoup.

Vers un froid et vide lendemain,
Intimidé par l'inquiétant,
Devoir plonger dans le néant,
Et me retrouver face à rien.

Si c'est cela ce qui m'attend,
Occulter me sera tentant.
Nier c'est ce que je pense donc faire.

Je retourne dans mon sommeil,
Univers d'où je quitte cette terre,
Seul, jusqu'à un monde sans soleil.


Mahini
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Date 02/02/2010 17:04

Ce commentaire est hautement inutile mais...Ce poème est assez angoissant dans le sens où je comprend très bien ce que tu veux dire...

Heureusement que je suis pas déprimée!


En ligne allomat69
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Date 02/02/2010 17:27

je n'aime jamais lire des pensées sombres, et encore moins de personnes pour qui nous avons tous de l'affection.
Et j'en lis trop souvent en ce moment...

Puisqu'on ne peut plus rien espérer de Dieu, et pas grand chose de Sarko lol, espérons que les vacances apporteront soleil et réconfort.

Sinon c'est beau


En ligne x-adriien
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Date 02/02/2010 17:47

Tres beau poeme (:


janus90
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Date 02/02/2010 17:51

On sent bien qu'après un tel poème tu te sentes vidé fuma, et tu ne parais pas être le seul, on ressent bien le nectar de la tristesse, le jus sombre de tes pensés.


Sobek
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Date 02/02/2010 19:43

Un sonnet en octosyllabe J'y arrive pas j'ai toujours beaucoup trop de choses à dire.

Joli poème mais assez dépressif. Courage la vie est belle =)

CTPM Sobek


En ligne fuma
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Date 02/02/2010 20:07

A vrai dire, le dernier que j'avais écrit était en décasyllabes, et j'avais fait une erreur à un endroit (je crois qu'il en manquait une dans l'un des vers.) Là ici, ça me semble bien respecté.


Anonyme
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Date 02/02/2010 20:19

J'aime beaucoup les deux premières strophes, mais j'ai un peu de mal avec la "sonorité" des deux dernières.

Il n'est pas de bon gout de reprendre et de modifier le poème d'autrui, mais comme je n'ai aucun gout et que je suis un pouet moisi...

"Si c'est cela qui m'attend,
Occulter sera tentant.
Le déni comme unique sphère.

Je retourne dans mon sommeil,
Seul, dans un monde sans soleil.
Le néant m'a mis à terre."


Chaque ver ayant sept pieds comme les sept pêchés capitaux.
Je trouvais que ça te correspondait bien.

Désolé pour l'intrusion et le petit changement de signification, mais je trouvais ta pouetterie (de l'anglais poetry) intéressante.

Ton Pouet Gallois.


En ligne sreym
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Date 02/02/2010 21:33

J'aime beaucoup. C'est touchant.


En ligne fuma
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Date 02/02/2010 21:45

Mais je vous en prie Monsieur Luv, je n'ai nullement la prétention d'être un poète, et je suis donc très ouvert (à toute remarque !)
Néanmoins, les vers que tu proposes ne respectent plus les règles du sonnet (il faudrait pour cela inverser les deux derniers.)
Mais je retiens l'idée des sept vers à l'instar des sept pêchés capitaux !


Anonyme
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Date 02/02/2010 21:56

Les règles!?
Je les conchie!

Si le propre d'un pouet n'est pas de s'exprimer librement alors je préfère encore prendre le rôle de la colique néphrétique!

Et pour être honnête, je préfère privilégier le sens, le rythme et la rime à l'effet ou à la technique.


En ligne fuma
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Date 02/02/2010 22:15

C'est tout à fait louable ! Mais ça n'empêche pas un peu de structure. Mais rien n'empêche en effet que cette structure puisse être parfois bouleversée. L'un des meilleurs exemples que je connaisse pour un sonnet est celui-ci


Anonyme
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Date 02/02/2010 22:28

Mais si on se fie à la structure finale du poème de notre cher Alfred, mon exercice est techniquement valable.

Que j'aime le premier frisson d'hiver! le chaume,
Sous le pied du chasseur, refusant de ployer!
Quand vient la pie aux champs que le foin vert embaume,
Au fond du vieux château s'éveille le foyer;

C'est le temps de la ville - Oh! lorsque l'an dernier,
J'y revins, que je vis ce bon Louvre et son dôme,
Paris et sa fumée, et tout ce beau royaume
(J'entends encore au vent les postillons crier),

Que j'aimais ce temps gris, ces passants et la Seine
Sous ses mille falots assise en souveraine!
J'allais revoir l'hiver. - Et toi, ma vie, et toi!

Oh! dans tes longs regards j'allais tremper mon âme;
Je saluais tes murs. - Car, qui m'eût dit, madame,
Que votre coeur si tôt avait changé pour moi?


Alfred De MUSSET


Alors toi et tes girafes hein!


En ligne fuma
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Date 02/02/2010 22:38

Oui ça fait :

a
b
a
b

c
d
d
c

e
e
c

d
d
c


Anonyme
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Date 02/02/2010 23:01

Alors, tu vois que je respecte tes règles destructrices d'inspiration!


En ligne acdceeeaaah
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Date 02/02/2010 23:09

trop de règle tuent les regles. pour ma part: c'est beau donc j'aime.


En ligne the-ark
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Date 03/02/2010 0:58

C'est très beau, mais il me semble que les syllabes ne sont pas respectées... car il faut compter les e muet à la fin des mots lorsqu'ils sont suivis d'une consone... et donc à chaque fois que dans ton poème c'est le cas il y a 9 syllabes.

j'ai un doute par contre sur "être, pour moi c'est déjà beaucoup".
Car il y a la virgule.. mais je pense que dans le compte ça ne change rien.
Sinon y a même un vers de 10 syllabes dans ton poème "univers d'où je quitte cette terre" ...

Mais, comme moi quand je lis un poème je ne fais pas attention à la versification au premier abord, j'ai vraiment aimé le sens. Heureusement que je ne suis pas mélancolique cependant!


En ligne fuma
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Date 03/02/2010 1:51

Alors, si je comprends bien, pour reprendre ce que tu dis :

"il faut compter les e muet à la fin des mots lorsqu'ils sont suivis d'une consonne"
Mais dans un même vers uniquement ? Parce que sinon j'ai toujours en tête l'exemple d'Aragon :
Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force
qui est considéré comme un vers de 12 syllabes, même si le vers suivant commence par "Ni".

"j'ai un doute par contre sur "être, pour moi c'est déjà beaucoup". "
J'ai compté deux syllabes pour "être"

Sinon y a même un vers de 10 syllabes dans ton poème " "univers d'où je quitte cette terre" ... "
Là je veux bien en voir 9, mais 10 quand même pas ?
u ni vèr dou je ki tssè te tèr


Anonyme
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Date 03/02/2010 4:56

fuma écrit:

"univers d'où je quitte cette terre" ... "
Là je veux bien en voir 9, mais 10 quand même pas ?
u ni vèr dou je ki tssè te tèr



Bah en fait ça fait 10
_u_ni_vèr__dou__je__ki_te__cè_te__tèr_
10

KI--TE parce que suivi d'une consonne.

ex: Univers que je quitte en pleure.
_u_ni_vèr__ke__je__ki__ten__pleur_
8

À l'intérieur d'un vers, on compte la syllabe qui se termine par un "e" muet si la syllabe suivante commence par une consonne, on ne la compte pas si la syllabe suivante commence par une voyelle. À la fin d'un vers, on ne compte jamais le "e" muet.


Anonyme
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Date 03/02/2010 4:58

Le "e" muet est l'une des 3 règles avec la synérèse et la diérèse.

Synérèse: Deux sons habituellement prononcés séparément doivent parfois se prononcer en une syllabe : c'est la synérèse, qui abrège le mot, le durcit.
Ex: LION |LION|

Diérèse: Deux sons habituellement prononcés groupés doivent parfois se prononcer séparément, en deux syllabes: c'est la diérèse qui, en ralentissant la prononciation du mot, l'adoucit.
Ex: MILLION |MI|LLI|ON| / NATION |NA|TI|ON|


En ligne the-ark
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Date 03/02/2010 9:37

Par contre cette notion de diérèse synérèse je l'avais complétement oubliée! Merci de me le rappeler.. d'ailleurs j'avais trouvé ça chiant comme truc, parce qu'avant de lire un poème à voix haute faut se taper le compte de tous les vers... pas seulement les deux premiers.. et ajuster en fonction... parce que normalement l'auteur est censé connaître les règles.


Anonyme
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Date 03/02/2010 9:41

fuma écrit:

"j'ai un doute par contre sur "être, pour moi c'est déjà beaucoup". "
J'ai compté deux syllabes pour "être"



Si tu as compté deux syllabes pour l'auxiliaire "être" alors ça fait bien 9 au total.

Par contre, je ne ne connaissais pas la règle du "e" muet.

Dans ce cas, je suis obligé de changer "unique" par "seule" pour respecter cette règle, ce qui fait :

"Si c'est cela qui m'attend, (7)
Occulter me sera tentant. (8)
Le déni comme seule sphère. (7)

Je retourne dans mon sommeil, (7)
Seul, dans un monde sans soleil. (8)
Le néant m'a mis à terre." (7)

Et j'te nique tout ton poème mon fufu (et ton cucu aussi par la même)!




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Relatif :Déréliction

VI

par fuma le 02/03/2010 13:18 -:- lus 222
alors là... tu m'apprends quelque chose, j'ignorais que les sonnets devaient être faits en alexandrins. moi j'ai tendance à préférer les décasyllabes que je trouve plus légers. on...

L'interêt du soit disant "Porno d'auteur"

par Nino-rojo le 07/11/2009 19:56 -:- lus 182
et c'est donc bully, ken park c'est un type qui se suicide au skate park, s'en suit ensuite des portraits croisés de son entourage, genre déréliction complète... the dreamers...
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