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Acceptation...

La moment où l'on découvre son homosexualité peut-être très dur. Patrick nous raconte.

Voilà, j'ai voulu écrire un manuscrit. J'avais cette intro en tête... mais finalement, c'est trop personel pour être publié. Je vous laisse quand même lire l'intro... C'est le jour où j'ai accepté mon homosexualité il y a quelques années.

La journée où que toute ma vie me tombait sur les épaules. Mais je l'ai toujours su en quelques sortes, mais je ne me l'avouai pas.

Comment un garçon de 14 ans peut bien s'avouer cela? Est-ce un manque de maturité, d'expérience, j'ai traversé des épreuves que bien des gens n'aurait pas réussi. Je n'étais même pas armé pour faire face à tout ça.

Mais pourtant j'y ai fait face, droit et fier. Ai-je le droit de vivre comme vous? Pourquoi ne puis-je pas être moi, en toute situation. Certaines personnes prêchent le fait que d'être soi-même est toujours gagnant. Mais être moi-même, m'attire des insultes, des blagues idiotes, du mépris.

Je ne peux pas être moi-même, parce que dans notre société, même soi-disant moderne et civilisée, il y a encore de l'intolérance. Encore des gens qui ne tolère pas cela. Je rêve encore de cette époque parfaite. Un âge où que moi, je pourrais être moi, et vous, être vous. Que le mur des différences s'abattra enfin. Que je pourrais marcher dans les rues accompagnées de la personne que j'aime, sans attirer les mauvais regards, sans attirer les commentaires méchants. Est-ce une utopie de croire en cela? Mes amis me disent que oui. Ma psychologue m'affirme que nous avons tous notre grande aspiration. Mais moi, est-ce que je vais changer le monde?Vais-je permettre à des générations futures d'être eux?

Ce fut au moment où que j'avais le plus besoin de me confier, d'en parler, que je devais me taire. J'étais si jeune, intérieurement. Je voulais que les autres m'aident, que les autres m'écoutent, mais je ne pouvais pas. Je me sentais seul, le début de l'adolescence, tout le monde a besoin d'aide, de soutien, de pilier. Parce que à cet age on se découvre, on s'apprend.

Le plus grand apprentissage de la vie. L'apprentissage de soi! Peut-être aurais-je eu besoin de plus d'aide que mes compagnons de classe, de plus d'encadrement, de plus d'écoute, mais ce fut bien le contraire. Lorsque l'on traîne un secret, qui est une manière d'être, une manière de vivre, une manière d'aimer, si grand que l'on a l'impression que personne ne doit le savoir, pour notre bien-être. Personne ne fut là pour me tendre la main, ou j'ai été trop aveugle pour le voir.

Comment se concentrer sur le travail, sur l'école, sur ma vie, alors qu'il y a une étape que je n'ai pas franchie, une étape d'acceptation que j'ai sauté. Mes talents le démontrent, je suis talentueux à l'école, à mon travail. La vie m'a au moins donné cette chance. Je ne pouvais pas sans cesse être frappé de malheur. Il est clair que dès le début j'ai bien vu que je n'étais pas tout à fait comme les autres garçons. Leurs discussions me frustraient, leurs manquent de retenu me frappait en plein visage. Eux pouvaient en parler devant leurs amis, devant leurs enseignants, même devant leurs parents! Mais pas moi.

Moi je devais me taire, faire semblant. Si vous saviez le nombre de fois que j'ai fait semblant, le nombre d'instant où que j'ai joué le jeu. Entrant dans leurs habitudes blessantes. Qui aurait cru que j'aurai cent fois préféré un coup de poing plutôt que d'entendre ces mots, même lorsqu'ils nous ne sont pas adressés, je me suis senti attaqué, mon âme pleurait en silence. La même question revenait, fais-je pouvoir vivre heureux avec ça?

Des gens pourraient le voir comme un fardeau, moi je ne le vois pas comme un fardeau, ni comme un poids, encore plus insultant, d'autres le voient comme une maladie. Comment est-ce que moi je le vois? Bonne question, je ne sais pas. Je le vois comme moi, comme une manière d'être hors de notre contrôle. Statistiquement parlant, j'ai soixante-quinze fois plus de chance de me suicider qu'un autre, vingt-cinq fois plus de sombrer dans l'univers de la drogue.

Ma vie est statistiquement plus difficile, plus d'étape, d'acceptation. Vous ne vous vous doutez pas un seul instant qu'un propos si simple soit-il peut être si blessant. Entendre des gens discuter de cela, alors que je dois rester muet, alors que je dois encaisser le choc. Je pourrais oublier ces propos, mais comment oublier quelques choses qui au fer rouge nous marquent au plus profond de nous. Quelques mots, dit en chuchotant ou fort, quelques mots si empli d'intolérance et de méchanceté. J'ai l'impression que je suis seul, que je suis le seul a tant souffrir.

Mais j'ai appris que non, nous sommes plusieurs, dans tout les pays du monde, des millions. Simplement ici au Canada, près de 2 ou 3 millions. Sommes nous si nombreux a souffrir? J'espère que non, j'espérais presque être le seul, pour eux. D'un autre coté je suis heureux qu'ensemble nous pourrons nous serrer les coudes et leurs montrés qui on peut être vraiment.

Je suis moi et je m'aimes comme je suis!

"Je vous aimes les amis!! Et sachez que oui on peut se serrer les coudes!"

Patrick, DCZ

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